Seuil (réédition numérique FeniXX)

  • L'Afrique blanche

    Pierre Haski

    Parution : 1 Janvier 1987 - Entrée pnb : 10 Décembre 2015

    Avec ses 33 millions d'habitants et ses immenses richesses naturelles, l'Afrique du Sud dispose, pour son développement, d'atouts inégalés sur le continent noir. Le système d'apartheid, mis en oeuvre depuis 1948, a, au contraire, précipité le pays dans la crise. Le pouvoir exclusif de la minorité blanche et le système de lois - unique au monde - basé sur la ségrégation raciale suscitent une résistance de plus en plus vive de la part de la majorité noire. Depuis Sharpeville en 1960 ou Soweto en 1976, le gouvernement sud-africain n'hésite plus à faire usage de la force pour étouffer la révolte. Aujourd'hui, le pays de l'apartheid se retrouve plongé dans la violence, et le monde extérieur s'interroge sur ses possibilités d'intervention. Les racines historiques du conflit ; le système d'apartheid, ses rouages et son évolution ; la minorité blanche, ses dirigeants, ses atouts et ses divisions ; la majorité noire, l'histoire de la résistance, ses tendances rivales ; le contexte régional et international... voici quelques-unes des questions étudiées en détail ici. Les clés indispensables pour comprendre pourquoi, dans ce pays, menace de se produire, selon une mission d'enquête du Commonwealth, le plus grand bain de sang depuis la Seconde Guerre mondiale.

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  • Japon, troisième grand

    Robert Guillain

    Parution : 1 Janvier 1969 - Entrée pnb : 11 Mars 2018

    Le plus grand journal du monde - l'Asahi, 9 millions d'exemplaires - le plus gigantesque haut-fourneau, le plus énorme cargo - 300 000 tonnes - le train le plus rapide - Tokyo-Osaka, 200 km/h de moyenne - les appareils électroniques les plus parfaitement miniaturisés, les investissements les plus audacieux : on n'en finirait pas de citer les « records » japonais, exemples d'un développement technique auprès duquel ceux des États-Unis et de l'Allemagne paraissent timorés. Le Japon a décuplé en seize ans son revenu national brut : dix milliards de dollars en 1950, 100 milliards en 1966. En 1960, son premier ministre lui annonçait qu'il allait doubler ce chiffre dans les dix années à venir : qui doute aujourd'hui que ce fabuleux pari sera tenu, et que le Japon est désormais solidement installé dans sa position de seconde puissance du monde non-communiste, de « troisième grand » de l'économie mondiale ? De l'économie... Car non seulement les dirigeants de Tokyo, mais l'opinion publique, les leaders politiques et le peuple japonais semblent avoir choisi, pour longtemps, de s'en tenir à deux impératifs : la production et les échanges. Une ligne de conduite que l'on peut résumer en cette formule : la grandeur sans la bombe. Les démons d'un militarisme aujourd'hui détesté paraissent conjurés, mais au prix d'un oubli si manifeste et si minutieux de la politique qu'elle risque de prendre tôt ou tard sa revanche. Un grand peuple peut-il vivre seulement pour les taux de production, le rythme de croissance et les triomphes de la technologie ? Robert Guillain, qui a longtemps et attentivement partagé les expériences et les épreuves du peuple japonais, ne se contente pas de dresser le prodigieux bilan de son expansion : il en mesure, en expert et en ami, les risques et les chances d'avenir.

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  • L'aventure de la fidélité

    Jean Charbonnel

    Parution : 13 Décembre 2017 - Entrée pnb : 11 Mars 2018

    Peut-on encore être gaulliste, et « gaulliste d'espoir », en 1976 ? Peut-on encore fonder une action continue, créatrice, collective sur une référence historique, sur la vision du monde héritée d'un personnage qui se voulut et fut avant tout un stratège des circonstances ? Oui, répond Jean Charbonnel qui, issu d'un milieu traditionaliste de catholiques limousins, formé à l'École normale, puis à l'ENA, où Péguy et la démocratie chrétienne le disputaient à Barrès et à Michel Debré, historien de formation, homme public de vocation, élu de Brive, compagnon et rival de Jacques Chirac en Corrèze, a gravi presque tous les échelons des honneurs et des responsabilités sous la Ve République. C'est de l'intérieur qu'il a vu le régime s'infléchir vers le conservatisme, et de crise de l'énergie en affaire Lip, laisser s'affirmer les tendances qu'incarne brillamment Valéry Giscard d'Estaing. Ainsi ces mémoires d'un « premier de la classe » se muent-ils progressivement en réflexions d'un mal-pensant. Il se déclare persuadé que seule une opposition raisonnée au système giscardien du « libéralisme avancé » permettra de réconcilier les valeurs profondes du gaullisme avec la jeunesse et les forces productives du pays.

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  • Le fascisme ne s'est pas imposé à la France comme à l'Allemagne et à l'Italie - ou, sous des formes bâtardes, à l'Espagne ou au Portugal. Il lui a fallu l'occupation allemande pour se saisir par effraction d'une partie du pouvoir. Mais il n'a presque jamais cessé depuis quarante ans de faire peser sur notre vie publique la menace obsédante de la violence suicidaire et de l'intoxication collective : faisceau, cagoule, croix celtique, plastiquages... Qu'est-ce donc, en France, que le fascisme ? Une invention des antifascistes en quête de thèmes de regroupement pour un front populaire ? L'exacerbation d'un nationalisme découvrant des alliés et des thèmes d'inspiration dans la classe ouvrière ? La perversion d'un socialisme cabré contre le machiavélisme soviétique ? L'aventure de quelques écrivains assoiffés de délires communautaires ? De Georges Valois à Marcel Déat, de Doriot à Bardèche, de Drieu La Rochelle à Susini et aux hommes de l'O.A.S., Jean Plumyène et Raymond Lasierra recensent, à travers un demi-siècle d'histoire de France, les effectifs, les techniques et les thèmes du fascisme français. Sans céder aux commodités du conformisme antifasciste ils décrivent ici les avatars d'une idéologie.

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  • Les confettis de l'Empire

    Jean-Claude Guillebaud

    Parution : 7 Décembre 2018 - Entrée pnb : 27 Novembre 2018

    La France sera-t-elle la dernière puissance coloniale du monde occidental ? La question peut faire sursauter bien des Français de bonne foi, pour qui, après l'indépendance de l'Algérie et des pays d'Afrique noire, le « dossier colonial » français est refermé depuis longtemps. Et pourtant ! De la Réunion aux archipels polynésiens, de Nouméa à Cayenne, ces « poussières d'îles » et de territoires sont-elles autre chose que de vieilles colonies héritées du siècle dernier, en dépit du langage officiel - DOM-TOM - (département d'outre-mer, territoire d'outre-mer) ? Aujourd'hui la plupart des puissances occidentales présentes, comme la France, dans le Pacifique, l'Océan Indien ou en Afrique, achèvent leur désengagement. La France, nostalgique de l'Empire, souhaite-t-elle demeurer sur ces confettis oubliés ? Paris aurait-il une politique outre-mer ? Ce n'est pas sûr. Une France répressive, crispée sur une volonté dominatrice et dérisoire maintient sous sa tutelle quelques millions de personnes dont on se soucie fort peu à Paris. Un grand voyage autour du monde permet de découvrir le singulier visage qu'affiche encore la France outre-mer. Il permet surtout de vérifier la faillite d'une politique. Et de poser quelques questions urgentes.

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  • Israël et le refus arabe

    Maxime Rodinson

    Parution : 30 Novembre 2018 - Entrée pnb : 27 Novembre 2018

    Entre arabisme et sionisme, l'affrontement de juin 1967 dont la phase militaire se prolonge en permanents défis, ne fut que l'un des épisodes d'une histoire ouverte à la fin du siècle dernier quand apparurent presque simultanément le sionisme politique et le nationalisme arabe moderne. Dès lors que, pour rebâtir le peuple juif, les inventeurs du nouveau mouvement lui donnaient pour foyer le territoire où la Bible situe l'histoire des Hébreux, cette Palestine que les Arabes tenaient pour partie intégrante de leur nation, la longue coexistence des « cousins » sémites se muait en intolérance, puis en hostilité. La création de l'État juif par la communauté internationale, en mai 1948, exacerba le sentiment de frustration qui hantait déjà les Arabes et les rejeta dans un refus indigné, qu'ont encore accru les victoires israéliennes de 1956 et 1967. Pour les uns nécessité vitale, exigence historique et miracle technique, pour les autres simple phénomène colonial, Israël poursuit une vie triomphante et précaire au coeur d'un monde hostile où chacune de ses victoires avive un appétit de revanche que le socialisme même ne parvient guère à muer en ferveur révolutionnaire. Maxime Rodinson, qui enseigne l'ethnologie du Proche-Orient et s'est imposé comme un des analystes les plus pénétrants du monde musulman, décrit ici les mécanismes d'un conflit d'autant plus tragique qu'il oppose deux droits ressentis comme inaliénables et intéresse une terre et des peuples d'où a surgi notre civilisation.

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  • L'U.R.S.S. à 50 ans

    Serge Romensky

    Parution : 10 Décembre 2018 - Entrée pnb : 27 Novembre 2018

    Un demi-siècle après la fondation du premier État prolétarien, où en est l'Union soviétique ? Du stalinisme au khrouchtchévisme, du socialisme caporalisé au "communisme du goulash", c'est à coup de mutations brutales que se sont façonnés un pouvoir, un système de production et un type de société qui gardent, en dépit du schisme chinois, leur valeur d'exemple. Après celles que Lénine, puis Staline, puis Khrouchtchev dominèrent de leurs personnalités contrastées, une quatrième phase de l'histoire de l'URSS se déroule, marquée par une démultiplication apparente de l'autorité, par une certaine libéralisation de l'économie, par une timide intervention de l'opinion publique. Mais pour s'être dilué, le pouvoir ne tend pas encore à ce dépérissement que faisait prévoir Marx. Liberman peut ressusciter la notion de profit, Jouline suggérer le retour à une certaine appropriation paysanne de la terre, Soljenitsine et Voznessensky dénoncer les méthodes policières qui régissent encore la vie culturelle, le dégel n'est pas pour autant accompli. Serge Romensky, qui fut pendant trois ans correspondant de l'agence France-Presse à Moscou, décrit ici l'évolution de l'Union soviétique depuis la chute de "M.K." et fait le point de la situation à l'heure du cinquantenaire. Pour lui, les débats entre les conservateurs du stalinisme et les révisionnistes qui tentent de tirer toutes les conséquences de la déstalinisation, et notamment de substituer l'intérêt à la contrainte comme moteur de la production, n'ont encore abouti qu'à un système d'équilibre, celui qu'ont instauré les "révisionnistes conservateurs". Mais les mécanismes de plus en plus complexes du système de production n'entraînent-ils pas une transformation du pouvoir dans le sens du pluralisme ?

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  • Les Arabes au présent

    Mahmoud Hussein

    Parution : 7 Décembre 2018 - Entrée pnb : 27 Novembre 2018

    Depuis le 6 octobre 1973, le monde s'interroge sur « ce qui a changé chez les Arabes ». Est-ce l'aptitude à combattre ? Personne ne pouvait douter du courage d'un peuple qui, une fois, a conquis le monde connu. Est-ce la capacité de manipuler les instruments de la technologie avancée ? Chacun savait que les fellahs du Nil sauraient un jour créer leur Novosibirsk. Ce qui a changé, n'est-ce pas plutôt l'aptitude à mesurer le réel, à s'inscrire dans le possible, à substituer à l'âge de la prédication, de l'invective et de l'épopée celui de la politique, de la stratégie et mieux encore de l'analyse ? De cette maturation, rien ne témoigne mieux que le livre de Mahmoud Hussein. A propos d'un événement de l'histoire du monde arabe qui en d'autres temps aurait suscité des torrents de lyrisme, il garde le ton de l'analyse politique et de la critique historique. Ayant, sur le champ de bataille, perdu l'obsession de la défaite, les Arabes sont-ils prêts à aborder un règlement de paix durable avec Israël ? Pour cela, répond Mahmoud Hussein, il faudrait qu'Israël, restituant les territoires conquis sept ans plus tôt, se réconcilie avec une Palestine arabe enfin arrachée à l'exil et à l'oubli, et opte pour la fusion avec l'Orient plutôt que pour la croisade aux côtés de l'Occident.

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  • Naissance d'un nouveau Portugal

    Mikhaël Harsgor

    Parution : 1 Janvier 1975 - Entrée pnb : 27 Novembre 2018

    Nous sommes tous des Portugais. Foyer et forum d'une libération, laboratoire d'un socialisme pour l'Occident, le Portugal est dans l'Europe le centre de tous les débats, l'objet de toutes les passions. Peut-on sans violence passer du fascisme à la démocratie ? Peut-on faire la révolution dans la liberté ? Peut-on bâtir le socialisme en respectant la pluralité des courants, des partis et des tendances ? Les questions essentielles que pose et auxquelles répond partiellement la « révolution des oeillets », Mikhaël Harsgor, historien israélien spécialiste des civilisations de l'Europe occidentale, les traite non en théoricien ou en militant mais en conteur et en reporter vivant et superbement informé. Son récit de l'effondrement du vieux système que le Dr Caetano avait tenté médiocrement de faire survivre à Salazar, son évocation de la décolonisation d'un empire séculaire, le tableau qu'il brosse des luttes idéologiques entre socialistes et communistes portugais, entre la vieille armée et le COPCON, entre Spinola et Carvalho, sont autant de pages d'histoire pétillantes d'intelligence, colorées comme les églises baroques de Lisbonne. Un nouveau Portugal ? Oui. Quoiqu'il arrive, écrit Harsgor, un peuple aura arraché son bâillon et prouvé au monde qu'après la nuit du fascisme vient l'aurore, qui ne signifie pas forcément la paix mais témoigne de la vie.

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  • Les policiers parlent

    Michèle Manceaux

    Parution : 7 Décembre 2018 - Entrée pnb : 27 Novembre 2018

    Comment peut-on être « flic » ? Comment le devient-on, le reste-t-on ? Comment peut-on avec bonne conscience et au nom de l'ordre public, exercer la violence ? Un policier hors du « service » est-il un citoyen comme les autres, un Français moyen ? Voilà les questions entre beaucoup d'autres, que Michèle Manceaux a posée à six policiers - gardiens de la paix, membre de la P.J., des R.G. (Renseignements généraux), C.R.S. - qui lui ont répondu avec une surprenante franchise, et une pittoresque liberté de ton - non sans répéter que ce métier d'« évacuation des déchets de la combustion sociale », il fallait bien que quelqu'un s'en charge... Mais comment ? Et au nom de quoi se définit cet « ordre » qui fonderait le recours à la violence institutionnelle ? « Chaque État, dit l'un des interlocuteurs de Michèle Manceaux, a la police qu'il mérite. »

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  • Le projet paysan

    Michel Debatisse

    Parution : 7 Décembre 2018 - Entrée pnb : 27 Novembre 2018

    J'ai en mémoire ce que de bons auteurs ont écrit sur le syndicalisme paysan et la "révolution silencieuse". Je lisais leurs textes au fil des années avec étonnement d'abord, irritation ensuite, indifférence les années passant. Le vent emporte davantage les sottises que les efforts vrais. Pourtant, j'ai peur aujourd'hui de la présentation caricaturale, voire orientée, de ce travail de trente ans. D'où ce livre qui veut raconter une histoire, établir un bilan et montrer aux gens des villes et des bourgs qu'il y a un trésor national caché derrière ces haies, ces champs désormais larges ; bref, que ce jardin - la "campagne française" - qu'ils regardent à peine est devenu une carte économique maîtresse pour la France menacée par la crise. Mais d'où viennent-ils, ces quelque deux millions de paysans ? Directement du Moyen Age. La plupart y vivaient encore il y a trente ans. A l'époque où Charlot faisait rire le monde en décrivant les Temps modernes, nous travaillions encore avec nos bras. Le blé coupé avec la faucille, les charrues traînées : par les chevaux et les boeufs ; la venue de la batteuse était l'un des grands événements annuels. Nous étions en retard d'un siècle ou de dix, va savoir. Aujourd'hui, le dernier carré des paysans français semble une tout autre race : montés sur leurs énormes machines, ils inquiètent les gouvernements aujourd'hui socialistes, intéressent les spécialistes américains, suivent dans les journaux le cours des matières premières et constituent sans doute pour le Tiers Monde le seul modèle de développement que l'Occident puisse lui offrir. Il était temps de s'expliquer clairement sur notre "projet paysan". Chaque Français est plus concerné par lui qu'il ne le croit. Michel Debatisse

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  • Mexico 1968. Pour des millions et des millions d'Européens, d'Américains ou d'Africains, cette date est celle des XVIe jeux Olympiques. Dans l'histoire du Mexique, elle restera plutôt comme celle d'un divorce soudain entre un pouvoir apparemment stable, puissant, respecté, et une opinion publique depuis longtemps dépolitisée. Une semaine exactement avant l'ouverture des Jeux, les autorités avaient en effet déclenché une répression qui mit un terme brutal à un long été de fièvres révolutionnaires. Cette agitation avait été déclenchée, comme en France, comme en dix autres pays, par les étudiants. C'est à eux surtout que, pour évoquer cette crise qui ouvre peut-être un nouveau chapitre de l'histoire du Mexique, les auteurs de l'ouvrage ont donné la parole. Mais leurs propos ont été complétés par ceux de dirigeants politiques ou syndicaux, d'artistes ou d'écrivains qui parfois les contestent, souvent les recoupent. Ainsi se dessine, par touches inégales, une sorte de film de l'octobre mexicain. Livre ou simple dossier ? Contribution, en tous cas, à la connaissance d'un peuple et d'une situation où si beaux que soient les Jeux, c'est le pain qui compte le plus.

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  • Les orangers du lac Balaton

    Maurice Duverger

    Parution : 1 Janvier 1980 - Entrée pnb : 27 Novembre 2018

    « Un jour viendra, couleur d'orange... » : quel lien unit à l'espérance du poète la mort de milliers d'orangers sur les rives du lac Balaton, voici plus de vingt-cinq ans ? - Le socialisme. Il forme la trame du nouveau livre de Maurice Duverger, à ses yeux le plus important de tous ceux qu'il a publiés. Comment une doctrine qui tendait à libérer les hommes a-t-elle abouti à des dictatures totalitaires ? Pourrait-elle s'épanouir dans les démocraties d'Occident, en y accroissant le pluralisme au lieu de le détruire ? Doit-elle limiter ses ambitions, au lieu de faire entrevoir un Eden futur qui transpose la vie éternelle, ce rêve perdu ? Ces questions, et bien d'autres, sont abordées dans une confrontation de tous les socialismes pratiqués et parlés, où l'analyse de leurs formes et de leurs forces se déroule en contrepoint d'une critique théorique. Benedetto Croce a trié naguère Ce qui est mort et ce qui est vivant dans la philosophie de Hegel. Maurice Duverger s'efforce de distinguer aujourd'hui ce qui est mort et ce qui est vivant dans la science sociale de Marx.

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  • La révolution culturelle chinoise

    Jean Esmein

    Parution : 3 Décembre 2018 - Entrée pnb : 27 Novembre 2018

    La Chine semblait se rassembler, silencieuse et tendue, toute à son effort de correction des expériences de 1958 à 1964. En cinq ans, le nombre des bouches à nourrir avait cru de 80 millions, sans qu'augmente beaucoup le revenu national. A la fin de 1965, il n'y avait plus place, en apparence, que pour l'effort aride, la mise en valeur rationnelle, les comptes et la discipline. Soudain éclata cette « Révolution Culturelle » qui, selon Lénine, a pour objectif de donner au prolétariat le contrôle des institutions sociales. Ceux qui provoquèrent, déclenchèrent, entretinrent, théorisèrent ce prodigieux bond en avant historique, étaient, autour de Mao Tse-tung, une minorité. Mais cette minorité l'emportait par la conviction que la transformation totale des relations de production est le premier devoir des révolutionnaires, que le parti ne saurait être un simple agent de transmission d'une autorité centrale et a une tâche primordiale : apprendre au peuple à être responsable. Négligeant le pittoresque et les aspects théâtraux de la révolution exploités par la presse occidentale, Jean Esmein, que sa connaissance du chinois aida à en suivre, à Pékin, les diverses péripéties, étudie tour à tour le rôle joué par les cadres politiques et militaires, par les paysans et les ouvriers, par les intellectuels, les étudiants, les gauchistes - car la « Révolution Culturelle » elle-même eut les siens... C'est en plongeant au plus profond de cet océan de contradictions sociales, économiques, idéologiques, que l'auteur retrouve, avec une sorte de simplicité sereine, la rationalité d'une Chine beaucoup plus proche de nous que le veut la légende.

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  • Que le Dieu des croyants s'en soit mêlé, ou seulement celui des géologues, le fait est que les deux tiers des réserves du pétrole du monde sont enfouies de part et d'autre du long fjord d'eau chaude qui se glisse entre l'Arabie Séoudite et l'Iran, sous le soleil le plus violent, entre les terres les plus desséchées de l'univers ; ce golfe qu'on appelait persique, que d'autres disent arabe, et qu'il vaut mieux désormais priver d'adjectif. En 20 ans pour le Koweit, en 10 ans pour Qatar, en 5 pour Abou Dhabi, en 4 pour Oman, des tribus de nomades chameliers tout imbibés de la rosée originelle sont entrées de plain-pied dans l'âge des managers, de la technologie de pointe et du « recyclage des pétrodollars », sans perdre tout à fait les vertus qui, d'un point d'eau à l'autre, leur permirent de survivre sous la tente. Pour combien de temps ? « Dieu m'a donné le pétrole, il me le reprendra, murmure l'émir Zayed, d'Abou Dhabi. L'important c'est de rester fidèle à soi-même. » Fidèle ? Peut-on le rester quand, jeté sur le tapis magique, on franchit dix siècles en dix ans ? Gabriel Dardaud, qui visita les Émirats quand le pétrole n'y formait que des plaques visqueuses, Simonne et Jean Lacouture qui, à la fin de 1974, ont fait deux voyages dans le Golfe, tentent ici de donner la réponse.

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  • L'Amérique sous les armes

    Claude Moisy

    Parution : 3 Décembre 2018 - Entrée pnb : 27 Novembre 2018

    Le « complexe militaire industriel », tel que l'a défini l'un de ses créateurs, Dwight Eisenhower, cet ensemble de mécanismes par lesquels guerre et industrie se nourrissent et se multiplient au sein de la société politique américaine, est-il l'un des loups-garous du monde moderne au même titre que « l'homme au couteau entre les dents » et le « péril jaune », ou la menace la plus directe contre la liberté des nations et la démocratie des Etats-Unis ? Le livre de Claude Moisy, correspondant à Washington de l'agence France-Presse depuis cinq ans et, comme tel, mêlé de près à tous les débats de l'« establishment » américain, n'est pas un pamphlet. C'est un document, un reportage et un avertissement. Un document, car tout ce qui compose le fantastique arsenal des Etats-Unis est ici évoqué et décrit, des missiles I.C.B.M. aux anti-missiles A.B.M., en passant par les gaz et les produits bactériologiques du type C.B.W. Un reportage, car ce que décrit Claude Moisy, c'est la saisie progressive, la digestion lente et presque inexorable de la société publique américaine par le dévorant « complexe » et la tentative désespérée des libéraux pour en protéger la démocratie américaine. Un avertissement, car il nous rappelle avec une force et une simplicité foudroyantes à quel point l'industrie militaire peut être liée à la prospérité, à quel point la préparation à la guerre conduit à la guerre, et que rien n'est plus simple et plus apparemment profitable, pour tout Etat industriel, que de fonder sa fortune sur le pouvoir d'extermination. Nourri de faits, bourré de chiffres, truffé de citations, peuplé d'êtres très vivants et très agissants, de Nixon à Laird, du représentant Rivers au sénateur Fulbright, le livre de Claude Moisy est le portrait implacable mais serein d'une Amérique que le poids des armes enchaîne à l'aventure permanente.

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  • L'Italie à vif

    Jacques Nobécourt

    Parution : 10 Décembre 2018 - Entrée pnb : 27 Novembre 2018

    Les Français croient connaître l'Italie, la plus accueillante, la plus séduisante des nations voisines. Ses brusques explosions les déconcertent pourtant. La classe politique romaine leur semble plus byzantine encore que la leur et ils se demandent, non sans envie, comment ces jeux et ces fièvres permettent aux Italiens de donner des leçons d'expansion économique aux autres nations de la Communauté européenne et par quel « miracle » cette société à prédominance agricole est devenue en quelques années une puissance industrielle. Correspondant à Rome du journal Le Monde depuis l'automne 1965, Jacques Nobécourt a vécu les phases les plus récentes et les plus brûlantes de ces mutations. Sachant par expérience combien les données les plus élémentaires de la vie politique italienne risquent d'échapper aux observateurs attentifs, il a voulu donner dans ce livre une description des grandes forces de l'Etat et de la vie politique et peindre quelques-uns des protagonistes dont les noms reviennent quotidiennement dans les titres de nos journaux, poser enfin quelques-uns des problèmes-types de la vie politique et sociale italienne. C'est une clef pour les événements de demain qu'il nous propose et sa conclusion est optimiste : bien loin d'être engagée dans une phase de dégénérescence, c'est une maturation que l'Italie est en train de vivre. Beaucoup des problèmes qu'elle affronte et tente de résoudre concernent d'autant mieux ses partenaires européens qu'elle est en train d'inventer les solutions de l'avenir. Les révolutions de l'Italie sont les nôtres.

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  • Les années volées

    Oana Orlea

    Parution : 7 Décembre 2018 - Entrée pnb : 27 Novembre 2018

    Un pays totalitaire, en 1952. Oana Orlea a seize ans. Les communistes sont partout. Prétendus libérateurs, ils se conduisent bel et bien en occupants. Oana, collégienne, tente de résister. Modestement, en distribuant des tracts. Il lui en coûtera un voyage hallucinant au cours duquel elle connaîtra treize prisons. La voici dans le carcan, dans la machine construite pour humilier, pour briser. De quoi périr, n'en pas revenir. Mais Oana n'est pas de celles qui courbent la tête. Du haut de ses seize ans, au pays de la peur, de la faim et du froid, elle se dresse contre les tyrans. Quarante ans après, elle s'autorise à se souvenir. Un témoignage bouleversant, d'une étonnante alacrité, une épopée de la jeunesse et du courage...

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  • Le contrat socialiste

    Robert Fossaert

    Parution : 3 Décembre 2018 - Entrée pnb : 27 Novembre 2018

    La gauche est défaite. Après avoir subi bien d'autres échecs, elle vient de perdre la première bataille de l'après-gaullisme. Jamais le pouvoir n'a semblé aussi loin de son atteinte. Jamais, non plus, la gauche n'a été à ce point inattentive aux changements de la société qu'elle voudrait transformer. Evaluant mal les contraintes qu'imposent notre environnement international et notre héritage historique, analysant mal le réseau des pouvoirs qui régissent notre pays, la gauche, trop souvent, gesticule en croyant agir. La première étape de sa rénovation est donc de mieux comprendre la société où elle vit. Mais une seconde étape est tout aussi nécessaire : c'est d'inventer un nouveau comportement politique dans lequel le projet l'emportera sur le discours et le contrat sur la « tactique ». Comme il montre que ces deux étapes peuvent être rapidement parcourues, ce livre est un livre optimiste. Il n'apportera, certes, aucune consolation à ceux qui s'obstinent à préparer le Front Populaire ou la Révolution de 1917. Mais, à tous les hommes de gauche qui veulent agir dans - et sur - la France des années 1970, il propose plus qu'un espoir : une méthode.

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  • Le mois de mai 1968 restera, dans notre histoire, marqué par un mouvement sans précédent, parti de l'université, saisissant les usines, ébranlant le pays jusqu'en ses profondeurs, manquant d'un souffle d'abattre le régime gaulliste. Un mouvement qui est peut-être à la source d'une vraie révolution, sociale et culturelle. Quels furent les inspirateurs, les organisateurs de cet assaut sans exemple, quelles organisations y participèrent, et au nom de quelles idéologies, avec quels objectifs ? C'est ce que disent ici les animateurs de la révolte étudiante.

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  • Les Gaullistes

    Pierre Viansson-Ponté

    Parution : 7 Décembre 2018 - Entrée pnb : 27 Novembre 2018

    "Le gaullisme, c'est tantôt mille fidèles, tantôt le pays tout entier. Tout le monde a été, est ou sera gaulliste." C'est le général de Gaulle lui-même qui a dit cela un jour, et il s'y connaît. En 1963, le gaullisme constitue une réalité qu'il serait vain de nier. Mais qui sont les gaullistes, les vrais, ceux qui ont participé pleinement aux grandes aventures du compagnonnage, ceux qui appartiennent à jamais à la famille, qu'ils combattent ou orientent l'Etat ? Presque tous, pour les Français, sont peu ou mal connus. Tout cela est si loin ! C'est à peine si l'on retient quelques noms, si l'on reconnaît quelques visages. Ce recueil offre donc, pour combler cette lacune, une centaine de portraits des inconnus qui gouvernent. Pour être complet, il eût fallu sans doute, dans ce "dictionnaire", en aligner mille : que ceux qui sont omis n'en prennent pas ombrage. Pour faciliter la lecture, on a eu recours, comme dans un guide, à un certain nombre de signes : que ceux qui sont cités n'y voient pas malice. Et puisque le gaullisme, comme toute église, a sa liturgie, on a cru bon d'y ajouter un rituel succinct du compagnonnage avec son cérémoniaire, son prône et son bréviaire : que le Souverain n'y voie pas sacrilège.

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  • Questions actuelles du syndicalisme

    Pierre Le Brun

    Parution : 14 Décembre 2018 - Entrée pnb : 27 Novembre 2018

    A l'heure de l'automation, de la planification, de la construction européenne, le mouvement syndical français doit répondre, dans une perspective nouvelle, à des questions classiques : celles qui ont trait à la paupérisation, à l'ampleur et à la nature des revendications des salariés, à ses rapports avec les partis politiques, à son unité. Une expérience de vingt années de responsabilités confédérales à la C.G.T. donne à Pierre Le Brun quelque droit d'intervenir dans ces débats dont dépend l'avenir de la classe ouvrière. Il le fait en praticien, sur un ton empirique, pragmatique et prospectif. Dénonçant la "paupérisation relative" que subit la masse des salariés par rapport à l'élévation du revenu national, ce qui entraîne les travailleurs à mettre l'accent sur les revendications de sécurité plus encore que sur celles qui ont trait à la gestion, plaidant pour une planification vraiment démocratique, et non plus « concertée » entre grands intérêts et grands "commis", Pierre Le Brun en appelle enfin à cette unité syndicale dont dépend le pouvoir de contestation des salariés, c'est-à-dire leur mieux-être et leur libération définitive.

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  • Moi, Général de Gaulle

    Eugène Mannoni

    Parution : 10 Décembre 2018 - Entrée pnb : 27 Novembre 2018

    Entre Péguy (avec sa France qui est une "princesse") et Machiavel (avec ses hommes "qui sont ce qu'ils sont") se dresse Charles de Gaulle, qui "s'enveloppe de mélancolie" comme Chateaubriand, et parle, comme Céline, "volapük". En lui, le collégien, le saint-cyrien, le lieutenant, le capitaine, le commandant, le colonel, et d'abord l'écrivain, ont mis cinquante ans pour élaborer, dans le secret d'une démarche que les remous du monde n'ont pas faite moins intérieure, ce monument historique que l'on appelle, et que l'intéressé lui-même appelle, "le Général de Gaulle". Ce monument, isolé mais intact, on le visite, ici, de l'intérieur. Par le truchement du livre, du micro, de la télévision, on cherche, et on apprend par bribes et par éclairs, ce qu'il sait, lui, "depuis mille ans".

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  • Entre Paris et la province, la relation fut longtemps de suzeraineté, au moins politique et intellectuelle. Tension, amertume, rapports du « ils » possessifs au « nous » possédés, la France en proie à la centralisation capétienne, puis napoléonienne, puis gaulliste, était conduite à la stérilité par l'hypertrophie d'une capitale moloch. A l'heure où la multiplication des communications et la vogue de la télévision devraient pousser jusqu'à la caricature la colonisation de la province et son alignement minutieux sur Paris, une sorte de phénomène de rejet se produit, qui rend non pas l'initiative, mais un esprit d'entreprise à la province, pudiquement dotée d'un vocable nouveau : celui, collectif et optimiste, de régions. Là, mieux qu'à Paris engoncé dans sa graisse, est peut-être en train de se manifester, sous le vernis écaillé de la coutume et du conservatisme, un esprit de recherche et de renouveau. Lille, Angoulême, Chalon-sur-Saône, sont-ils les pôles de développement de la France de demain ? Du « Brasilia » qui tente de vivre à Mourenx à la compagnie d'aménagement du Languedoc et aux entreprises rurales industrialisées, la province s'anime. C'est désormais la France du risque, de l'éclosion. Regardons-la vivre sous les regards croisés de quelques-uns des meilleurs journalistes français.

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