Langue française

  • Si l'immigration constitue un thème de débat et une préoccupation des pouvoirs publics, les enfants issus de cette immigration sont encore trop méconnus malgré de récents travaux scientifiques. La réalité et la diversité de leurs situations sont déformées par les clichés : échec scolaire, délinquance, déracinement, marginalisation sociale, absence d'engagement politique... Qui sont vraiment ces « deuxième », aujourd'hui troisième voire quatrième, générations ?
    Au travers d'une approche historique et sociologique, Peggy Derder recadre bon nombre d'idées reçues et montre ces descendants de l'immigration tels qu'ils sont et tels qu'ils évoluent dans cette France qu'ont choisie leurs parents et qu'ils ont profondément modifiée au cours de ces dernières années.
    Ouvrage réalisé en partenariat avec le Musée de l'Histoire de l'Immigration.

    15 prêts - durée illimitée
    5 streaming in-situ
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Chaque année, l'apparition des premiers froids place le mal-logement au coeur de l'actualité. À croire que depuis l'appel de l'abbé Pierre et ce fameux « hiver 54 » rien n'a changé. Dans cette France qui s'enorgueillit d'être la 5e puissance mondiale, des femmes, des hommes et parfois même des enfants vivent encore sans logement.
    Difficile de dire pourtant que rien n'a été fait depuis 60 ans. En témoignent les nombreuses lois, les plans de construction et la multiplicité des acteurs impliqués. Certes, pour sortir du mal-logement, la France a besoin de moyens accrus, mais elle a aussi besoin d'y voir plus clair sur la réalité de ce que vivent les mal-logés et d'abandonner un certain nombre d'idées reçues qui faussent le débat, comme par exemple, croire que le mal-logement ne toucherait qu'une frange très marginale de la population, supposer que les locataires sont surprotégés, qu'il suffirait de construire tous azimuts ou, à l'inverse, que l'utilisation des logements vacants résoudrait à elle seule le problème...
    Cet ouvrage cherche à montrer la réalité du mal-logement. C'est un livre pour comprendre, mais aussi pour débattre et partager. Car le pire serait de ne rien dire, de ne rien faire ou, pire encore... de ne rien vouloir voir.

    15 prêts - durée illimitée
    5 streaming in-situ
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Felicidad

    Jean Molla

    Parution : 28 Février 2014 - Entrée pnb : 22 Novembre 2014

    À Felicidad, le bonheur est un droit et un devoir. Pourtant le ministre du bonheur obligatoire est assassiné. Au même moment, les androïdes conçus pour servir les humains se révoltent. Alexis Dekcked est chargé de l'enquête.

    25 prêts - 3650 jours
    5 streaming in-situ
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Lettres de jeunesse et poèmes inedits

    Paul Eluard

    Parution : 23 Janvier 2014 - Entrée pnb : 12 Décembre 2014

    1911-1920 : la métamorphose d'Eugène Grindel en Paul Eluard.
    Annotées et enrichies d'un appareil critique, ces lettres de jeunesse nous plongent aux racines mêmes de l'œuvre du poète...
    "Ces lettres de jeunesse éclairent de façon décisive la posture singulière d'Éluard, en prouvent la sincérité et la cohérence en en exposant la genèse. Il est émouvant certes, mais aussi intellectuellement passionnant de voir comment de quatorze à vingt-quatre ans le jeune Eugène Grindel apprend à vivre à l'exact confluent des forces les plus antagonistes : la maladie, la guerre d'une part ; l'amour, la poésie d'autre part. La morale positive, alpha et oméga de toute l'oeuvre d'Éluard, qui veut que l'on affronte et dépasse sans cesse les raisons incessantes du désespoir, ne relève pas de quelque spéculation naïve, d'un idéalisme adolescent exalté. Elle est née, chacune de ces lettres ici le prouve, de l'expérience objective, des réalités vécues contradictoirement par le jeune garçon."

    Jean-Pierre Siméon (extrait de la préface)

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Transformers - Prime T.4 ; l'invasion

    Collectif

    Parution : 1 Janvier 2014 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015



    © Hachette Livre 2013, pour la présente édition.
    ISBN : 978-2-01-203274-3
    Hasbro et son logo, Transformers Prime et son logo, ainsi que tous les personnages connexes sont des marques de commerce appartenant à Hasbro et sont utilisés avec leur permission. © 2013 Hasbro. Tous droits réservés.
    Novélisation : Nicolas Jaillet.
    Conception graphique du roman : François Hacker.
    Hachette Livre, 43, quai de Grenelle, 75015 Paris.





     



















    La tempête se lève sur la banquise. Au milieu de la neige, les silhouettes colorées de Bulkhead et de Bumblebee avancent péniblement contre le vent. Bulkhead consulte sa bot-boussole et s’étonne :
    — C’est bizarre. On devrait y être, mais je ne vois pas notre objectif…

    Bumblebee émet une série de « bips » et de « bops ». Il désigne le sol, sous les pieds de Bulkhead. Sans s’en rendre compte, les Autobots ont atteint le but de leur voyage : une grande sphère d’acier noir, couverte par une épaisse couche de glace.
    De retour à la base, les deux amis doivent subir des tests de santé sous la surveillance de Ratchet, le robot médecin. Seulement, Bulkhead n’est pas très patient. Il s’agite sans arrêt.
    — Puisque je te dis qu’on va bien, Ratchet !
    — Bulkhead, laisse-moi t’examiner. Le froid polaire peut abîmer ton système définitivement, et…
    La voix grave d’Optimus Prime, leur chef, l’interrompt :
    — As-tu des nouvelles de notre découverte en Arctique, Ratchet ?
    L’Autobot se tourne vers Optimus, qui vient d’entrer.
    — Pas encore. La sphère est toujours couverte de glace. Il faut attendre qu’elle fonde…

    Les Autobots ont repéré cette boule de métal extraterrestre parmi les glaciers. Ils ont envoyé Bulkhead et Bumblebee pour la rapporter. Elle est maintenant à l’abri dans une salle spéciale pour lui laisser le temps de dégeler. La glace craque, crisse, se fissure… Un morceau se détache et tombe, libérant une surface d’acier poli.
    Peu après, un trou apparaît sur la partie dégagée de la sphère, et soudain, une griffe de métal en jaillit.

    Les Autobots ne se doutent pas de l’étrange métamorphose de leur découverte. Ils sont trop absorbés par le nouveau voyage d’exploration en Arctique qu’ils programment pour obtenir des informations complémentaires. Cette fois, c’est Optimus Prime et Arcee qui sont désignés.
    Ratchet vient juste d’ouvrir le pont terrestre : c’est un couloir de lumière verte, capable de connecter tous les points du globe. Grâce à cette invention, les Autobots peuvent relier en quelques pas le désert de l’Arizona aux glaces du pôle Nord, dans l’océan Arctique.
    Ratchet a fourni à ses équipiers des bot-boussoles, munies de capteurs de température. Il les met en garde :
    — Une fois que votre température corporelle entre dans la zone bleue, vous devenez trop faible pour continuer. C’est le signal qui indique que vous devez immédiatement revenir à la base.
    Optimus et Arcee s’apprêtent à entrer dans le tunnel de lumière, quand des bruits de moteurs attirent leur attention.

    Un coupé sport jaune et noir arrive par la voie principale, suivi de près par un énorme 4 x 4. Les portières s’ouvrent, et les trois amis humains des Autobots apparaissent : Raf, Jack et Miko.
    Ratchet gémit et lève les capteurs optiques qui lui servent d’yeux vers le ciel :
    — Oh, non ! Vous n’êtes pas à l’école ?
    — Un samedi ? répond Miko. Tu plaisantes ! On a un week-end entier de libre, à passer avec vous !

    Jack se tourne vers Arcee, « sa » moto extraterrestre :
    — Salut Arcee ! Tu m’emmènes en balade ?
    L’Autobot secoue la tête.
    — Désolée, Jack. Je pars en mission…
    — Quoi ?! Tu ne vas pas me laisser enfermé à l’intérieur par ce beau temps… ?
    — … en mission au pôle Nord.
    Jack grimace.
    — OK, alors je vais peut-être rester enfermé… au chaud !

    Mais Raf se jette aux pieds d’Optimus.
    — Vous allez en Arctique ? Oh ! j’ai toujours rêvé de voir ça !
    Optimus fait un geste négatif.
    — Je t’aurais emmené avec plaisir, Rafael, mais les conditions sont trop difficiles. Même pour nous, les Autobots. Mais… Je te rapporterai une boule de neige, promis !
    — Génial !

    Les deux Autobots se mettent en marche et disparaissent au fond du tunnel, engloutis par un éclair violet.
    — Transport accompli, déclare Ratchet.
    Aussitôt, l’écran de contrôle clignote, se brouille, et s’éteint avec des crépitements.
    — Par la Vieille Étincelle !


    prêts illimités - durée illimitée
    1 Prêt(s) simultané(s)
    Adobe
  • Transformers - Prime T.2 ; maîtres et élèves

    Collectif

    Parution : 1 Janvier 2014 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015



    Hasbro et son logo, Transformers Prime et son logo,
    ainsi que tous les personnages connexes sont des marques de commerce
    appartenant à Hasbro et sont utilisés avec leur permission.
    © 2012 Hasbro. Tous droits réservés.
    © Hachette Livre 2012, pour la présente édition.
    Novélisation : Nicolas Jaillet.
    Conception graphique du roman : François Hacker.
    Exécution : Marion Janet.
    Hachette Livre, 43, quai de Grenelle, 75015 Paris.
    ISBN : 978-2-01-203263-7




    Présentation





















    Megatron, Maître des Decepticons, flotte dans l’espace au milieu d’un nuage d’électricité verte. Les éclairs s’intensifient jusqu’à l’explosion, et une lumière aveuglante envahit l’écran. Quand elle s’éteint, Megatron a disparu.
    Dans le vaisseau Decepticon, Starscream ne se lasse pas de revoir les images de la disparition de son maître dans l’espace.
    — Je te salue, Megatron, ricane-t-il. Tu as fait une belle sortie !
    Starscream appelle son robot transmetteur.
    — Soundwave ! Connecte-moi. Je veux parler à mes troupes !

    Soundwave tourne son crâne lisse et sans visage vers son maître, et l’image de ce dernier apparaît sur tous les écrans de contrôle du vaisseau. Starscream, le nouveau chef des Decepticons, prend la parole :
    — La perte de Megatron, qui a guidé le Grand Soulèvement Decepticon, est certainement un coup terrible pour notre peuple. Mais nous ne devons pas désespérer. Son sacrifice doit, au contraire, nous inspirer. Nous bâtirons, sur les fondations qu’il nous a léguées, un empire plus puissant encore !
     
    Durant le discours, tous les Decepticons se sont groupés devant les écrans. Ceux qui se trouvent dans la salle de commande forment un cercle autour de leur nouveau chef. Un bras se lève pour interrompre Starscream.
    — Avec tout le respect que je vous dois, command… Seigneur Starscream, si nous avons échoué à conquérir la Terre sous le commandement du Seigneur Megatron, quelle chance avons-nous de réussir maintenant ? Les Autobots sont toujours là !
    Starscream serre les poings. L’idée d’écraser ce soldat le traverse, mais il fait un effort pour se dominer.
    — Rassurez-vous. J’ai suivi pendant des millénaires l’enseignement de notre maître. Oui, je suis capable de vous conduire ! Moi, l’héritier de Megatron ! Starscream, Empereur de la destruction !
    Starscream lève les bras, emporté par son discours. Mais il n’a pas communiqué cette énergie à ses soldats. Les Decepticons hésitent. Ils échangent des commentaires à voix basse. Starscream quitte la salle, avec un geste de colère.
    — Je perds mon temps à enseigner la discipline à ces troupes de gamins impertinents !

    Il fait quelques pas hors de la salle de contrôle, ralentit, s’arrête… Un sourire apparaît sur son visage. Il a une idée.
    — Mais, au fait… Les légendes parlent d’un héros qui se trouve ici, sur cette planète. Un héros qui pourrait être mon élève… mon disciple…

    Au sommet du canyon où les Autobots ont installé leur base, Optimus Prime regarde le désert, silencieux et rêveur. Ratchet s’approche, n’osant pas le déranger. Puis la curiosité devient trop forte. Il cède :
    — Pourquoi es-tu si sombre, Optimus ? Tu devrais te réjouir : cette planète, toutes les planètes, en fait, sont enfin libérées de la folie meurtrière de Megatron !
    — Je ne le nie pas, Ratchet. C’est simplement que… une petite partie de moi espérait encore faire changer Megatron, au lieu de devoir l’anéantir.

    — Optimus, tu n’es pas responsable de sa brutalité et de sa folle arrogance !
    Optimus a un mouvement de la tête. Ratchet se reprend.
    — Pardon. Je sais que vous avez une histoire commune, tous les deux.

    — Oui. Mais le Megatron avec qui j’ai fait équipe autrefois est mort il y a des millions d’années, le jour où il a décidé de devenir un Decepticon. Le silence de nos ennemis ne va pas durer longtemps. Ils ont toujours un chef. Starscream n’est pas Megatron, mais il est loin d’être prévisible…
    Les deux robots sursautent, alertés par le bruit d’une explosion.
    — Les Decepticons attaquent ! s’écrie Ratchet.
    Au fond de la base, un épais nuage blanc se forme. Ratchet et Optimus s’y précipitent, prêts à combattre. Mais quand ils traversent le nuage de fumée, ils trouvent… Raf et Bumblebee, accroupis autour d’un tas de carton mouillé, marron et rouge, qui s’effondre en crachant de la fumée.
    — Ce n’est pas une attaque, Ratchet, explique Raf en toussant. C’est… kof… mon volcan. Enfin, c’était… kof… mon volcan. Kof.
     
    — Ne bouge pas, Bulkhead !
    Cette fois, c’est la voix de Miko qui attire l’attention de Ratchet à l’autre bout de la base.
    — Il faut que je fasse une autre tache rouge, à la surface de Jupiter… Oups !
    L’Autobot vert et la jeune fille sont assis au milieu des pots de peinture de toutes les couleurs. Ils ont tous les deux l’air très sérieux. Bulkhead garde la main délicatement ouverte : suspendues à ses doigts par de longs fils noirs, des boules de papier mâché colorées se balancent.
    Une goutte de peinture rouge coule du pinceau de Miko et tombe par terre. Ratchet serre les poings et rugit :
    — Par la vieille étincelle ! Qu’est-ce qui se passe, ici ?
    — On doit rendre nos devoirs de sciences demain, répond Jack.
    L’adolescent, lui, a entrepris de construire une moto. Arcee, qui l’aide, tient dans sa main le pot d’échappement. Elle regarde l’objet avec curiosité et demande :

    — Qu’est-ce qu’on fait de ça, Jack ?
    Le garçon hausse les épaules :
    — Tu es une moto, Arcee ! Tu devrais savoir fabriquer un moteur de moto !
    — Tu es un humain, Jack. Tu pourrais me fabriquer un intestin grêle ?
    — Ooooh ! gémit Ratchet. Vous ne pouvez pas bricoler ici ! Ça fait désordre !
    — Mais… Les devoirs de sciences comptent beaucoup ! réplique Raf.
    — Oui ! ajoute Miko. Si Bulkhead n’était pas là pour m’aider à fabriquer cette maquette de notre système solaire…
    Cette fois, Ratchet ricane :
    — Mais qu’est-ce qu’il connaît de votre système solaire, Bulkhead ? Ou Bumblebee, de vos volcans ? Ou…

    — Arcee, de nos motos ?
    — Exactement ! Ils ne sont pas humains ! Et surtout, ce ne sont pas des savants !
    Optimus Prime sent qu’il est temps d’intervenir :
    — Les Autobots sont les gardiens des humains, Ratchet. En apprendre un peu plus sur l’espèce des jeunes Terriens en les aidant à faire leurs devoirs de classe ne peut pas nous faire de mal.
    Ratchet secoue la tête.
    — Ouais… Et peut-être que nos trois amis feraient mieux d’en apprendre un peu plus sur Cybertron…


    prêts illimités - durée illimitée
    1 Prêt(s) simultané(s)
    Adobe
  • Le Petit Nicolas ; adieu les mauvaises notes

    Valérie Latour-Burney

    Parution : 6 Novembre 2013 - Entrée pnb : 22 Novembre 2014

    À l'école, Nicolas et ses copains ont reçu leurs carnets de notes. C'est la catastrophe mondiale ! Le père de Nicolas est très en colère de voir un carnet si déplorable. Il met son fils au défi : au prochain contrôle, Nicolas devra avoir la même note qu'Agnan, le chouchou de la maîtresse. Sinon, il pourra dire adieu à ses parties de football. Pour tenir sa promesse, Nicolas va mettre en oeuvre des stratégies toutes plus périlleuses les unes que les autres. Un roman hors-série très illustré en couleurs, à lire à partir de 8 ans, créé à partir d'épisodes de la série animée.

    25 prêts - 3650 jours
    5 streaming in-situ
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Comment j'ai cessé d'être Juif

    Shlomo Sand

    Parution : 13 Mars 2013 - Entrée pnb : 21 Février 2014

    Supportant mal que les lois israéliennes m'imposent l'appartenance à une ethnie fictive, supportant encore plus mal d'apparaître auprès du reste du monde comme membre d'un club d'élus, je souhaite démissionner et cesser de me considérer comme juif.

    Couverture : création Studio Flammarion

    25 prêts - 3650 jours
    5 streaming in-situ
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Liés par le danger ; un rival bien trop séduisant

    ,

    Parution : 1 Mai 2011 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    Liés par le danger

    ANN VOSS PETERSON




    Ses recherches avaient duré trois ans. Trois longues années passées à essayer de retrouver son fils. 
    Les yeux fixés sur le mur en béton du parking souterrain, Nick Raymond serra le volant de son pick-up pour faire cesser le tremblement de ses mains. Il avait dû hypothéquer son ranch pour payer la petite fortune que lui avaient coûtée les services d’un détective privé pendant tout ce temps, et pour quoi ? Pour rien : aucune piste ne s’était présentée. 
    Jusqu’à hier. Jusqu’à ce que le commissariat de Denver se manifeste… 
    Nick coupa le moteur et jeta un coup d’œil à la banquette arrière. Le siège rehausseur était bien installé, et des DVD de dessins animés s’empilaient près du lecteur en prévision du long voyage de retour. Nick avait acheté une provision de barres chocolatées et de briquettes de jus de fruits, il venait de faire le plein et, dans la boutique de la station-service, il s’était même laissé tenter par un bison en peluche… Il était aussi prêt que possible. 
    Quand il retira les clés du contact, elles lui glissèrent des doigts et tombèrent sur le plancher. 
    Un juron s’échappa de ses lèvres. Il ne s’était pas senti aussi nerveux depuis le trajet de l’hôpital au ranch du Circle J, après la naissance de Jason. Le cœur battant, les paumes moites, il n’avait alors cessé de se dire qu’il allait arriver malheur au bébé, maintenant qu’une légion de médecins et d’infirmières n’était plus là pour le surveiller. Gayle s’était moquée de lui, mais une même angoisse la tenaillait, il le savait. 
    Gayle… 
    Sa gorge se noua. Pendant trois ans, il avait imaginé le moment où il la retrouverait, les reproches dont il l’accablerait pour l’avoir séparé de son fils… 
    S’il avait pu prévoir ce qui allait se produire, et si cela avait pu y changer quelque chose, il lui aurait tout pardonné depuis longtemps. 
    Mais il était trop tard : Gayle avait été tuée par un cambrioleur qui s’était introduit en pleine nuit dans son appartement. Nick ne s’était pas encore remis du choc de cette nouvelle. Il lui faudrait s’occuper de l’enterrement, mais ce serait pour plus tard. Tout ce qui comptait, dans l’immédiat, c’étaient ses retrouvailles avec un fils de quatre ans dont les trois quarts de l’existence s’étaient passés loin de lui. 
    Nick ramassa ses clés et descendit du pick-up. Il actionna la commande de verrouillage central des portières, puis se dirigea vers l’escalier, les talons de ses bottes résonnant sur le sol en ciment. Le tremblement continu de ses mains l’irritait, mais impossible de le contrôler… 
    Son appréhension se nourrissait d’une multitude de questions sans réponses : Jason aimait-il les animaux ? Etait-il déjà monté à cheval ? Après avoir vécu pendant trois ans dans une grande ville, allait-il détester la campagne autant que sa mère, autrefois ? 
    Avant de pouvoir l’initier à la vie dans le Wyoming, Nick devrait effectuer de nombreuses démarches, et notamment s’entretenir avec la police de Denver, mais une chose était sûre : une fois toutes ces formalités accomplies, il ne rentrerait pas seul au ranch : son fils l’accompagnerait. 
    Aussi nerveux qu’il soit, cette pensée amena un sourire sur ses lèvres et, dans son cœur, un sentiment de joie qu’il veillerait à ne plus jamais perdre. 
    Maintenant arrivé au niveau de la rue, Nick sortit du bâtiment, et l’éclat du soleil lui fit plisser les yeux. L’air était sec, avec une pointe de fraîcheur qui annonçait l’automne, mais le ciel était d’un bleu profond, et de la ville se dégageait une atmosphère d’énergie communicative… Cette journée qui marquait pour Nick le début d’une nouvelle vie se présentait sous d’heureux auspices. 
    Tout se passerait bien, songea-t–il pour se rassurer. 
    Bien qu’il ait mémorisé le plan trouvé sur le site internet de l’hôtel, il en sortit la version imprimée de sa poche. La feuille trembla dans sa main tandis qu’il vérifiait le nom de la rue à prendre pour aller du parking à l’établissement. Cet itinéraire, il l’avait pourtant suivi en esprit un nombre incalculable de fois depuis son départ du ranch… 
    Durant le trajet qu’il effectua dans la réalité, un camion le dépassa dans un grondement assourdissant et en crachant un nuage de fumée noire. Un chien aboya depuis le balcon d’un appartement. Une voiture bleu foncé remplie de jeunes gens tatoués, avec de la musique réglée à plein volume sortant des vitres baissées, se gara contre le trottoir… 
    Nick vit et entendit tout cela, mais sans y prêter attention. Seul l’intéressait l’hôtel, dont il finit par apercevoir, au bout de la rue, les oriflammes de couleurs vives flottant dans la brise. 
    C’était là. 
    Un doute le saisit alors. Il aurait peut-être dû attendre et aller retrouver son fils au commissariat – le lieu de rendez-vous fixé par le policier qui l’avait appelé. Mais il s’était dit que, dans un cadre aussi froid et impersonnel, Jason risquait d’être encore plus intimidé par ce père dont il ne se souvenait pas. 
    Et Nick voulait que leur premier contact se passe dans les meilleures conditions. 
    Mais il n’était plus sûr, maintenant, d’avoir pris la bonne décision : le vacarme ambiant, la rue grouillante de monde, perturberaient sans doute le petit garçon. Et après tous les bouleversements survenus dans sa vie au cours des jours précédents, il n’avait pas besoin de ça ! Il faudrait trouver un moyen de le rassurer. 
    Alors que Nick était encore à une cinquantaine de mètres de l’hôtel, un homme robuste vêtu d’un costume de ville en sortit. Il s’arrêta devant la porte et regarda autour de lui, sa haute silhouette et ses cheveux grisonnants bien visibles dans les rayons du soleil. A première vue, il avait l’air d’un homme d’affaires, mais une rafale de vent souleva brusquement un pan de sa veste, révélant le holster fixé à la ceinture de son pantalon. 
    Le pouls de Nick s’accéléra. C’était sûrement le policier qui lui avait téléphoné, et cela signifiait… 
    Sans se retourner, l’homme tendit la main, poussa la porte et la tint ouverte. Une jeune femme blonde la franchit, un petit garçon aux cheveux bruns à son côté. Une autre femme les suivit, vêtue comme la première d’un tailleur strict, mais toute l’attention de Nick était à présent concentrée sur son fils. 
    Son fils… 
    Le monde extérieur, avec ses bruits, ses odeurs, son agitation, cessa alors d’exister pour Nick. Il n’y avait plus que lui et l’enfant qu’il avait cherché pendant si longtemps. 
    Son fils. 
    Jason observa la rue, les yeux écarquillés. Autant que Nick puisse en juger à cette distance, ils étaient bleus, comme ceux de sa mère, mais tout le reste – la forme du nez, la fossette au menton, l’implantation des cheveux – le faisait tellement ressembler aux photographies de Nick au même âge que, l’espace d’un instant, l’émotion lui coupa la respiration. 
    Son fils… 
    Il allongea le pas et joua des coudes pour se frayer un chemin au milieu des passants. 
    Un vrombissement lointain se fit entendre. Une masse sombre passa près de lui. Quelqu’un cria. Mais Nick ne voyait que Jason, ne pensait qu’à le rejoindre. A entendre sa voix. A le prendre dans ses bras et à ne plus jamais laisser personne les séparer. 
    Il était encore à trente mètres de lui lorsque la fusillade éclata. 




    Melissa Anderson était dans la police depuis dix ans quand elle avait pris son poste actuel d’enquêtrice au bureau du procureur, mais en dehors de ses séances d’entraînement au stand de tir, elle n’avait jamais fait usage de son arme de service. 
    Elle savait cependant distinguer des coups de feu d’une pétarade de moteur. 
    La première détonation fut assourdie par les bruits de la rue et la distance, mais le temps que la deuxième retentisse, Melissa avait compris ce qu’elle devait faire en priorité : mettre Jason à l’abri. Elle l’attrapa par le bras et, jugeant que la porte vitrée de l’hôtel ne lui offrirait pas une protection suffisante, elle l’entraîna vers une jardinière en brique installée un peu plus loin sur le trottoir et plantée d’arbustes à l’épais feuillage. Elle plongea derrière avec lui, en tendant sa main libre pour amortir leur chute à tous les deux. Le choc contre le ciment du trottoir lui écorcha les genoux et la paume, mais l’urgence de la situation l’empêcha de sentir la douleur. Elle poussa le petit garçon dans son dos, dégaina son pistolet et se redressa jusqu’à pouvoir observer la rue. 
    Son cœur bondit alors dans sa poitrine : Jimmy et Vanessa gisaient devant l’entrée de l’hôtel, inertes. 
    Un silence de mort avait succédé à la fusillade, et la jeune femme chercha du regard le véhicule qu’elle était sûre d’avoir aperçu au moment où le premier coup de feu avait éclaté. Un véhicule de couleur foncée – bleu marine, peut-être –, mais qui n’était plus là. 
    Melissa secoua la tête, comme si cela pouvait lui rafraîchir la mémoire, l’aider à savoir où cette voiture se trouvait maintenant, mais tout se brouillait dans sa tête. Elle n’arrivait pas à réfléchir ; son cerveau était comme paralysé. 
    Sa formation de policier… C’était là-dessus qu’il fallait s’appuyer pour recouvrer son sang-froid. Faire une chose, puis une autre, avec ordre et méthode. 
    S’assurer d’abord que le petit garçon n’avait rien… Elle lui jeta un coup d’œil. La peur se lisait dans ses grands yeux bleus, mais il était indemne. Melissa sortit ensuite son portable de sa poche pour appeler le commissariat. Ses mains tremblaient, sa voix partait dans les aigus, et ce fut à peine si elle parvint à articuler les mots : « Un policier abattu. » 
    Jimmy… 
    Non, ce n’était pas possible… 
    Elle se tourna vers lui. Il ne donnait aucun signe de vie, et Vanessa non plus. Quelques secondes seulement s’étaient écoulées depuis la fusillade, mais elles lui avaient semblé durer des heures… 
    Un homme en jean, chemise à carreaux, chapeau et bottes de cow-boy apparut soudain dans son champ de vision. Il courait dans sa direction et, instinctivement, elle leva son pistolet. 
    – Arrêtez-vous ! 
    Il obéit, scruta les alentours, l’air affolé, puis son regard se posa sur les deux victimes. 
    – Jason ? Où est Jason ? hurla-t–il. 
    C’était le père, comprit alors Melissa. 
    – Votre fils est derrière moi, répondit-elle en baissant son arme. 
    – Il est blessé ? 
    – Non. 
    Nick Raymond n’était pas censé être là, mais compte tenu des circonstances, c’était plutôt une bonne chose, se dit Melissa : il allait prendre le petit garçon en charge, et elle aurait ainsi les mains libres pour s’occuper de Jimmy et de Vanessa. 
    Il lui fallait cependant commencer par refouler ses émotions. Des émotions qui lui donnaient envie de crier, de pleurer, et risquaient de l’empêcher de rester en alerte au cas où le tireur reviendrait avant l’arrivée des renforts. 
    – Vous pouvez venir nous rejoindre, monsieur Raymond ? déclara-t–elle. 
    Puis elle jeta un nouveau coup d’œil à Jason, et son cœur se serra : il avait les joues baignées de larmes, le menton tremblant, et il claquait des dents, comme s’il avait horriblement froid. Elle brûlait de l’attirer dans ses bras, de l’embrasser, de lui dire qu’il ne risquait rien… C’était ce dont il avait besoin, mais elle devait s’en remettre à son père pour le rassurer. 
    – Tu te rappelles le monsieur dont nous avons parlé, Jason ? demanda-t–elle. Ton papa ? 
    Un hochement de tête imperceptible lui répondit. 
    – C’est lui qui va s’occuper de toi, maintenant. 
    Les mains de l’enfant se refermèrent sur son bras, s’y cramponnèrent, et elle ajouta, en priant le ciel pour que ce soit vrai : 
    – Il t’aime de tout son cœur, alors tu n’as pas à t’inquiéter : il prendra bien soin de toi. Moi, il faut que j’aille secourir le capitaine Bernard et Vanessa : ils sont blessés… Tu comprends ? 
    – Oui… 
    Nick Raymond les avait à présent rejoints, et Melissa reporta son attention sur lui. Après ce qu’elle avait dit au petit garçon, il avait intérêt à se montrer à la hauteur ! 
    – Mettez-vous à ma place dès que je l’aurai quittée ! lui ordonna-t–elle. 
    L’échange s’effectua en une fraction de seconde, et la jeune femme courut ensuite vers Jimmy. Il était allongé sur le dos, son pistolet encore à la main, et elle sentit le sang avant de le voir, son odeur métallique la prenant à la gorge et allant se mêler aux larmes qu’elle retenait. 
    Jimmy portait son gilet pare-balles, et il n’avait pas été touché à la tête, alors d’où venait ce sang ? se demanda Melissa avant de s’agenouiller près de lui. 
    Elle posa l’index sur sa carotide pour tâter son pouls, mais ne sentit qu’un liquide poisseux sous son doigt. 
    « Non ! » faillit-elle hurler. 
    La balle avait dû atteindre Jimmy au cou ou dans la partie supérieure de la poitrine, à l’un des endroits vulnérables que le gilet ne recouvrait pas. La blessure était donc grave, mais il ne fallait pas qu’il meure… Que deviendrait-elle, sans lui ? 
    Elle écarta les pans de son veston et déboutonna sa chemise. Le gilet pare-balles était intact et, juste au-dessus, du sang giclait à intervalles réguliers d’un point d’impact situé en haut du thorax. 
    Cela signifiait que le cœur battait. Jimmy était encore vivant. 
    Après l’avoir débarrassé du gilet pare-balles, elle ôta sa veste de tailleur, la roula en boule et l’appliqua sur la plaie. Quittant ensuite son ami et mentor des yeux, elle balaya les trottoirs du regard. Des badauds s’étaient rassemblés à une vingtaine de mètres de l’hôtel, mais ils étaient soit trop effrayés pour s’approcher, soit trop égoïstes pour se sentir concernés. 
    – Quelqu’un peut venir me donner un coup de main ? cria-t–elle. 
    Personne ne bougea. 
    – Il y a deux blessés ! insista-t–elle. J’ai besoin d’aide ! 
    Toujours aucune réaction, et elle était en train de maudire cette société de gens indifférents au sort de leurs prochains quand une voix grave s’éleva, dans son dos : 
    – Je vais vous seconder. 
    Melissa se retourna, mais sans relâcher la pression qu’elle exerçait sur la poitrine de Jimmy. Nick Raymond se tenait derrière elle, sa haute silhouette se découpant à contre-jour sur le fond bleu du ciel. 
    – Où est Jason ? demanda-t–elle. 
    – Près de moi. Qu’est-ce que je peux faire ? 
    Le petit garçon n’aurait pas dû voir cet horrible spectacle, surtout après toutes les épreuves qu’il venait de traverser, mais elle n’avait pas le choix : Vanessa était peut-être encore vivante, il fallait lui donner les premiers soins. 
    – Tenez ça et appuyez de toutes vos forces ! dit-elle en attrapant la main de Raymond et en la posant sur une veste déjà maculée de sang. 
    Il s’accroupit près de Jimmy, et son fils suivit le mouvement, mais il se cacha aussitôt après le visage dans ses mains. 
    Un élan de compassion souleva Melissa, qu’elle se força à réprimer. La situation exigeait de garder la tête froide ; rester opérationnelle était pour l’instant au premier rang de ses priorités. 
    Elle s’approcha de Vanessa. En charge de la défense des droits des victimes au bureau du procureur, la jeune femme ne portait pas de gilet pare-balles, et son chemisier était imbibé de sang. Quand Melissa le souleva, l’endroit de la blessure lui apparut : le projectile avait touché sa collègue au ventre. 
    Il fallait absolument stopper l’hémorragie, mais avec quoi ? 
    – Tenez ! 
    Une voix de femme, cette fois – celle d’une employée de l’hôtel qui lui tendait une pile de serviettes-éponges d’une blancheur immaculée, vit la jeune femme en levant les yeux. 
    – Merci ! s’écria-t–elle. 
    Une sirène mugit au loin… Les secours arrivaient. 
    Restait à espérer qu’il n’était pas déjà trop tard pour que Jimmy et Vanessa survivent à leurs blessures. 
    ***
    Nick avait l’impression d’être en plein cauchemar. Depuis le premier coup de feu jusqu’au moment présent, où il était assis avec Jason dans une salle d’attente d’hôpital, il lui semblait vivre dans un monde totalement irréel. 
    Il n’avait pas fallu longtemps pour que les lieux du drame grouillent de policiers et de secouristes – même si, pour Nick, ces quelques minutes avaient duré une éternité. Depuis, il avait été trimballé d’un endroit à l’autre, pressé de questions – toujours les mêmes, mais posées par des personnes différentes… Il était pris dans un tourbillon d’activités sur lequel il avait à peu près autant de contrôle que Jason. 
    C’est-à-dire aucun. 
    Deux hommes étaient en train de discuter près de la porte de la salle d’attente. Ils ne semblaient pas d’accord, mais ils parlaient trop bas pour permettre à Nick de comprendre ce qu’ils disaient. 
    L’un d’eux, le lieutenant Marris, l’avait interrogé pendant des heures. Il avait même fait venir quelqu’un pour dresser les portraits-robots des jeunes que Nick avait aperçus dans la voiture bleu foncé – ceux qui avaient arrosé le trottoir de balles un instant plus tard. Marris avait bombardé Nick de questions, mais ignoré les siennes, même les plus simples. Et encore maintenant, en le regardant parlementer avec un enquêteur du bureau du procureur, un grand rouquin du nom de Calhoun, Nick en éprouvait un profond sentiment de frustration. 
    Il se força à détacher ses yeux des deux hommes et se tourna vers la télévision suspendue dans un angle de la pièce. Elle était réglée sur une chaîne de dessins animés, dont la bande-son se composait uniquement de bruitages et de musique syncopée. 
    Assis près de lui sur un canapé inconfortable, Jason serrait entre ses petits doigts un livre qu’ils avaient déjà dû lire au moins vingt fois. 
    Le pédiatre venu l’examiner à leur arrivée à l’hôpital l’avait trouvé en parfaite santé. Selon le pédopsychiatre qu’ils avaient vu ensuite, il faudrait sans doute du temps au petit garçon pour assimiler ce dont il avait été témoin. Nick aurait voulu aider son fils à surmonter ce traumatisme, mais comment ? Il n’en avait pas la moindre idée… Tout ce qu’il savait, c’était qu’il devait l’emmener loin de cet univers de violence, et le plus vite possible. 
    La jeune femme blonde qui avait mis Jason à l’abri des tirs apparut soudain dans l’embrasure de la porte. Son sang-froid avait impressionné Nick : alors qu’il était au bord de la panique, elle avait géré la situation avec calme et efficacité. La façon dont elle avait protégé Jason, donné les premiers soins aux deux blessés, puis expliqué en détail à la police ce qui s’était passé, témoignait d’une remarquable maîtrise de soi. 
    Quand elle vint s’asseoir en face de lui, Nick fut donc surpris de voir qu’elle avait les yeux rouges et le visage défait. Toute énergie semblait l’avoir quittée, et ce fut visiblement au prix d’un gros effort qu’elle sourit à Jason avant de lui demander : 
    – Ça va, mon bonhomme ? 
    – Melissa…, chuchota le petit garçon. 
    – Vous me permettez de le prendre sur mes genoux, monsieur Raymond ? 
    – Je vous en prie ! répondit Nick. 
    La peur d’être repoussé l’avait dissuadé de s’y risquer lui-même, mais Jason avait manifestement de l’affection pour cette femme, et Nick était prêt à accueillir favorablement tout ce qui pourrait faire du bien à son fils. 
    La jeune femme tendit les bras au petit garçon, qui courut s’y jeter, et elle l’étreignit avec une sorte de désespoir, comme si elle avait autant besoin de réconfort que lui. 
    Un long silence suivit, que Nick, mal à l’aise, finit par rompre : 
    – Vous savez bien sûr qui je suis, mademoiselle, mais je peux savoir à qui j’ai l’honneur ? 
    – Melissa Anderson. 
    Nick attendit qu’elle lui en dise plus, mais rien ne vint. 
    – Merci, déclara-t–il au bout d’un moment. 
    Son interlocutrice fronça les sourcils et lui lança un regard interrogateur. 
    – De vous être occupée de Jason, expliqua-t–il. De l’avoir… 
    Craignant de raviver la terreur de son fils, il laissa sa phrase en suspens. 
    – Ah ! ça…, murmura la jeune femme. 
    Puis le silence retomba. Nick n’avait pas le don de la conversation, mais c’était rarement un problème, parce que la plupart des gens aimaient parler – de tout et de rien, mais surtout d’eux-mêmes. Nick, lui, se limitait toujours au strict nécessaire, et quand il avait une question à poser, il allait droit au but, sans prendre de précautions oratoires. Gayle trouvait qu’il manquait de délicatesse, et c’était l’une des choses qu’elle lui avait le plus souvent reprochées. 
    – Comment vont les personnes qui ont été blessées ? demanda-t–il. Personne ne m’a rien dit. 
    Le visage de Melissa se ferma, et Nick crut pendant un moment qu’elle n’allait pas répondre, mais elle indiqua finalement avec un soupir : 
    – Vanessa, la jeune femme qui m’accompagnait et travaille avec moi, est actuellement au bloc. Les médecins réservent leur pronostic. 
    Son ton était aussi neutre que s’il s’agissait d’une parfaite inconnue, mais le tremblement de ses lèvres démentait ce détachement. 
    – Et le policier ? 
    – Il est mort. 
    – C’est horrible ! 
    Melissa hocha la tête, ouvrit la bouche, mais aucun son n’en sortit : l’émotion l’empêchait visiblement de parler. Elle devait donc être proche du défunt, et Nick aurait voulu lui témoigner sa sympathie, mais il savait que cela ne servirait à rien. Un simple baiser de Jason avait plus de chances de la réconforter que tous les mots de la Terre. 
    Alors il se tut, et les minutes passèrent dans un silence seulement rompu par le son de la télévision. Les paupières de Jason commencèrent à se fermer, et puis, très vite, il sombra dans un profond sommeil. 
    – Vous pouvez l’allonger sur le canapé, si vous voulez, murmura Nick. 
    – Je préfère le garder sur mes genoux, si ça ne vous ennuie pas. 
    – Bien sûr que non. 
    Les yeux de Melissa se posèrent sur lui, et le fixèrent ensuite pendant si longtemps qu’il faillit se lever pour échapper à leur regard scrutateur. 
    – Quelqu’un vous a expliqué ce qui allait se passer maintenant ? finit-elle par demander. 
    – Non, mais c’est inutile. Je compte faire ce que j’avais prévu : rentrer chez moi avec Jason. 
    – Il court peut-être un danger. 
    – Raison de plus pour l’éloigner de Denver. 
    – Mais il n’est pas seul en cause : vous avez assisté à la fusillade… Vous pouvez décrire la voiture des tireurs ? Et les tireurs eux-mêmes ? 
    – Une demi-douzaine de personnes au moins m’ont déjà posé ces questions, et j’y ai répondu. 
    – Ces personnes appartiennent à la police. Moi, je travaille comme enquêtrice au bureau du procureur. 
    – Je ne vois pas bien quelle différence ça fait. 
    – Ce sont des services distincts, et l’audition directe d’un témoin oculaire est toujours préférable à la lecture d’une déposition prise par quelqu’un d’autre. 
    A quoi bon continuer à discuter ? pensa Nick. Il avait déjà raconté les événements tellement de fois qu’il pouvait maintenant les relater jusque dans leurs moindres détails sans même avoir à réfléchir. 
    – La voiture était une berline bleu foncé immatriculée dans le Colorado. Il y avait quatre jeunes à l’intérieur, âgés de dix-huit à vingt ans. Ils avaient des tatouages sur… 
    – Mademoiselle Anderson ? 
    Interrompu dans son récit, Nick se tourna vers la porte. Marris et Calhoun avaient disparu, remplacés par un homme d’une cinquantaine d’années élégamment vêtu, et dont les yeux verts étaient rivés sur Melissa. 
    – Je peux vous parler ? reprit-il. 
    La jeune femme posa doucement Jason sur les genoux de Nick. 
    – Excusez-moi, dit-elle en se levant. Je reviens tout de suite. 
    Au grand soulagement de Nick, le petit garçon ne se réveilla pas. Melissa sortit dans le couloir avec le nouveau venu, et Nick eut beau tendre l’oreille, il n’entendit rien de leur conversation. 
    Au bout d’un moment, Melissa rentra dans la pièce, et l’homme la suivit, mais visiblement à contrecœur, comme si c’était elle qui le lui avait demandé. Il jeta un coup d’œil à Jason, puis déclara : 
    – Monsieur Raymond ? Permettez-moi de me présenter : Seth Wallace, substitut du procureur. 
    Nick le salua de la tête. 
    – Je regrette que votre fils ait assisté à une scène aussi terrible, enchaîna le magistrat avec un sourire forcé. Nous mettrons cependant tout en œuvre pour rendre votre séjour à Denver aussi agréable que possible compte tenu des circonstances. 
    – Vous n’aurez aucun effort particulier à faire en mon honneur, parce que je repars dès aujourd’hui pour le Wyoming. 
    Wallace haussa les sourcils. 
    – Désolé, monsieur Raymond, mais il n’en est pas question. Votre fils a été témoin d’un meurtre, vous l’avez été de celui du capitaine Bernard, et je dois vous demander de rester à Denver jusqu’à ce que toute cette affaire soit éclaircie. Je m’arrangerai pour que vous soyez placés sous protection. 
    Une bouffée de colère envahit Nick. Il avait tenu sa langue pendant toute la journée, par égard pour Jason, mais maintenant que son fils dormait, il n’avait plus de raison de se taire. 
    – Les mesures qui avaient été prises pour protéger mon fils ont failli lui valoir d’être tué, souligna-t–il, alors quelle confiance puis-je avoir dans vos promesses ? 
    – Ce qui s’est passé aujourd’hui est très regrettable, mais ne se reproduira pas. Une enquête séparée sera ouverte, et elle ira au fond des choses, je vous en donne ma parole. 
    – Peut-être, mais en attendant, mon fils est en danger ! 
    – Vous n’avez rien à craindre : je vais ordonner le déploiement d’un dispositif de protection renforcée pour vous deux. 
    Le ton condescendant de Wallace acheva d’irriter Nick. 
    – Vous me prenez pour un péquenaud ignare et borné, n’est-ce pas ? 
    – Pas du tout ! Mlle Anderson et moi-même comprenons vos inquiétudes, mais je vous répète que tout sera fait pour assurer la sécurité de votre fils et la vôtre. 
    – Jason n’en sera pas moins en danger tant qu’il restera à Denver, et le seul moyen de le mettre vraiment à l’abri, c’est de l’emmener loin d’ici. 
    – J’ai le pouvoir de vous l’interdire, monsieur Raymond, alors soyez raisonnable ! Vous vous chargez d’eux, Melissa ? 
    La jeune femme hocha la tête, mais Nick, lui, ne l’entendait pas de cette oreille. Il avait supporté pendant des heures et des heures d’être manœuvré comme un pion sur un échiquier… Sa patience était à bout. 
    – Une minute ! s’écria-t–il. Où sommes-nous censés aller ? 
    – Dans un hôtel, répondit Wallace. Vous y serez en sécurité. 
    – Ça, c’est vous qui le dites ! 
    – Vous préférez une cellule de prison ? Parce que, si vous refusez de suivre Mlle Anderson, j’émets un mandat d’arrêt contre vous ! 
    Nick fronça les sourcils. Sans nourrir aucun complexe d’infériorité vis-à-vis des gens de la ville, il devait bien admettre qu’il ne connaissait pas assez bien la loi pour se permettre de contredire un magistrat. 
    Son regard se tourna vers Melissa. Elle n’était peut-être pas dans son camp, mais les intérêts de Jason lui tenaient manifestement à cœur… 
    – Jason et moi pourrions vraiment nous retrouver en prison ? lui demanda-t–il. 
    – Vous, oui, mais pas votre fils. Les services sociaux le prendraient en charge. 
    – Vous n’avez pas le droit de nous séparer ! protesta-t–il avec véhémence. 
    – Si, monsieur Raymond, nous l’avons, répondit froidement Wallace. 
    Nick garda son attention concentrée sur Melissa. S’il regardait maintenant le substitut, l’envie de l’étrangler risquait de l’emporter sur sa raison. 
    – J’ai bien compris que vous en aviez légalement le droit, déclara-t–il, mais c’est sur un plan moral que je me plaçais : il serait cruel d’envoyer dans un foyer d’accueil un petit garçon qui vient juste de perdre sa mère. Jason a besoin de stabilité, et il ne pourra en trouver qu’avec moi, dans une maison où il se sentira chez lui. 
    – Vous serez libre de l’y emmener dès que la police et la justice en sauront assez sur cette affaire pour continuer l’enquête sans vous, indiqua Melissa. 
    Et lui qui avait vu en elle une alliée potentielle…, songea Nick, désabusé. 
    – Alors, monsieur Raymond, que choisissez-vous ? demanda impatiemment Wallace. La prison, ou la chambre d’hôtel confortable où Mlle Anderson se propose de vous conduire ? 
    Les yeux toujours fixés sur la jeune femme, Nick réfléchit rapidement, et il se rappela l’impression qu’elle lui avait faite avant l’arrivée du magistrat. La poussée d’adrénaline qui lui avait permis de tenir pendant la crise était retombée, réduisant ses capacités de réaction ; la mort de son ami policier l’avait profondément affectée, et elle avait un faible pour Jason… 
    Tous ces éléments, il serait peut-être à même de les utiliser pour tromper sa vigilance. L’idée de profiter de sa vulnérabilité l’ennuyait, mais il devait d’abord penser à son fils, dont la sécurité serait toujours menacée s’ils restaient à Denver. 
    – On y va, mademoiselle Anderson ? déclara-t–il. 
    ***
    Melissa se dirigea vers la porte. Ses fonctions de baby-sitter reprenaient, mais ce qu’elle aurait pu considérer comme une tâche indigne de son statut d’enquêtrice était en fait loin de lui déplaire : Jason était un petit garçon adorable, et la pensée du drame qu’il avait vécu avec la disparition brutale de sa mère lui brisait le cœur. Elle était résolue à tout faire pour le protéger. 
    En ce qui concernait le père, ses sentiments étaient mitigés. 
    Non qu’il lui soit antipathique… C’était même le contraire : elle le trouvait très séduisant, avec ses traits énergiques, ses larges épaules et la façon dont son jean moulait ses hanches minces. Et elle aimait aussi son regard clair et son franc-parler. 
    Le fait qu’il l’ait vue désarmée face à l’épreuve de la mort de Jimmy la contrariait, en revanche, et ils allaient en plus devoir rester ensemble à un moment où elle ne rêvait que de rentrer chez elle, de fermer les volets et de chercher dans le sommeil l’oubli momentané de sa douleur. 
    Seule. 
    Si les soupçons de Seth Wallace étaient justifiés, cependant, elle n’avait guère le choix et, pour Jason, elle se sentait prête à tous les sacrifices. Y compris à veiller sur la sécurité d’un homme qui n’avait visiblement pas un caractère facile. 
    Il ne s’agissait de toute façon que d’un arrangement temporaire. 
    Ils venaient d’arriver dans le hall de l’hôpital quand Nick s’arrêta et annonça : 
    – Il faut que j’aille aux toilettes. 
    – Pas de problème. Laissez-moi Jason. 
    – Non, je l’emmène. Je préfère qu’il prenne ses précautions. 
    – Mais il dort ! 
    – Je le réveillerai, et il se rendormira tout de suite après, j’en suis sûr. 
    – L’hôtel n’est pas très loin… Il devrait pouvoir tenir jusque-là. 
    – Non, c’est mieux comme ça. 
    Melissa faillit demander pour qui c’était mieux, mais elle y renonça, pour ménager Nick. Il avait l’air encore plus secoué qu’elle, et ce n’était guère étonnant… Son travail d’enquêtrice au bureau du procureur la mettait tous les jours en présence des pires horreurs – guerre des gangs, violences conjugales, homicides… Nick, lui, gérait un ranch ; il s’occupait d’animaux, et la criminalité devait être pratiquement nulle dans l’univers de grands espaces où il évoluait. 

    prêts illimités - durée illimitée
    1 Prêt(s) simultané(s)
    Adobe
  • Dans le rôle d'une autre ; troublantes révélations

    ,

    Parution : 1 Mars 2011 - Entrée pnb : 27 Août 2016



    Prologue

    Charles Lanson Cameron III jeta un regard las à la pendulette ancienne qui ornait son bureau. Voilà plus d’une demi-heure que sa patiente lui parlait de ses cauchemars et, à force d’écouter ce discours sans queue ni tête, il se sentait gagné par la fatigue et l’angoisse.
    Ce qui le perturbait, ce n’était pas le fait qu’elle occupe un poste important au ministère des Affaires étrangères, et qu’elle puisse lui confier un secret d’une importance capitale : en tout état de cause, la déontologie lui imposait une absolue discrétion. Non, ce qui le rongeait, c’était l’idée pour le moins troublante que les immenses pouvoirs dont disposait cette femme — comme quinze autres de ses patients — ne la protégeaient nullement contre les aléas de l’existence, ou contre ses propres démons intérieurs.
    Lanson Cameron III était un faux nom, emprunté aux vieilles familles fortunées du Maryland, et qui lui donnait, pensait-il, un certain lustre. Sa mère était issue d’un milieu convenable, mais elle avait été reniée et déshéritée par les siens après avoir donné naissance à un enfant illégitime — lui-même. Très tôt, il avait pris sa vie en main, et réussi à s’extraire, par la seule force de la volonté, de sa condition infamante — pour devenir, à cinquante ans, l’un des psychiatres les plus réputés et les plus brillants de la côte Est. Même dans ses rêves les plus fous, il n’aurait osé imaginer jouir un jour d’une telle renommée.
    Il appartenait désormais aux plus hautes sphères de la société, et était l’heureux propriétaire d’une magnifique demeure dans le Maryland, ainsi que d’un autre trésor national : Olivia, la fille d’Avery Simons, illustre homme politique.
    Cameron donnait des conférences dans tout le pays, aux publics les plus divers. Chacune de ses interventions lui était payée à prix d’or. Il rendait leur équilibre et même leur santé mentale aux élites politiques de la nation. Mais sa plus grande fierté, c’était de partager la vie et le lit d’Olivia Simons Cameron, un bonheur qui l’emplissait de gratitude et d’humilité. Il fut secoué d’un frisson. Que deviendrait-il, s’il devait la perdre ?
    Certes, Olivia et lui connaissaient des difficultés, comme n’importe quel autre couple. Mais aucune qui, a priori, ne soit insurmontable, ou ne laisse prévoir la fin de leur mariage. Malgré tout, l’inquiétude qui l’avait envahi quelques instants plus tôt se muait en véritable panique, et il craignit un instant que sa patiente ne s’en aperçoive.
    Celle-ci se tapota les yeux avec un mouchoir en lin brodé et gémit :
    — Que me conseillez-vous, docteur ? Que dois-je faire ?
    Faisant appel à tout son courage, Cameron reporta son attention sur sa cliente, et l’amena, avec douceur et habileté, à déchiffrer le sens caché de ses rêves. A la fin de la séance, il se leva et prononça quelques paroles de réconfort.
    Dès qu’elle eut pris congé, il s’empara du téléphone, demanda qu’on lui avance sa voiture, et descendit sans plus tarder au sous-sol. Il n’avait qu’une envie : rentrer chez lui et retrouver Olivia.
    En se glissant sur le siège en cuir de sa luxueuse Mercedes, il s’aperçut, avec un désarroi accru, qu’il avait oublié le nom de l’employé du parking. Il avait pour principe de se montrer courtois envers tous ceux qu’il fréquentait, sans exception. Il devait être plus bouleversé encore qu’il ne le croyait…
    Priant pour qu’Olivia ne soit pas sortie pour se rendre à l’une de ses réunions caritatives, il s’engagea dans le flot intense de la circulation. La chaleur qui régnait à Washington en cette fin d’après-midi d’août était suffocante. Alors qu’il s’apprêtait à glisser un disque dans le lecteur, son pager émit un signal d’alerte. Il fronça les sourcils en reconnaissant les coordonnées de l’hôpital de Georgetown. Etrange… Aucun de ses patients n’avait pourtant été admis là-bas. Il s’arrêta sur la bande d’arrêt d’urgence, décrocha le téléphone et composa le numéro de l’établissement.
    Comme en écho au sombre pressentiment qui l’avait envahi lors de sa dernière séance, une voix lui annonça au bout de quelques instants :
    — Votre femme nous a été amenée il y a une heure, à cause d’une hémorragie, docteur Cameron. Elle est au bloc.
    Cameron eut l’impression que le ciel lui tombait sur la tête. Le cœur battant à se rompre, il quitta le périphérique et fila aussi vite que possible en direction de l’hôpital, où, peut-être, sa bien-aimée s’était déjà vidée de son sang.
    Olivia avait-elle eu un accident de voiture ? Il ignorait ce qui s’était passé, mais se préparait au pire. Il abandonna sa Mercedes devant l’entrée de l’hôpital, traversa en trombe un dédale de couloirs et parvint enfin dans le service de chirurgie. Là, une femme était assise derrière un bureau. Cameron la reconnut : il s’agissait de la meilleure gynécologue de la ville. Elle se leva à son approche, et lui tendit la main.

    prêts illimités - durée illimitée
    1 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Coco givrée

    Nadine Monfils

    Parution : 18 Mars 2010 - Entrée pnb : 19 Juillet 2015

    C'est la fête des bonshommes de neige à Pandore. Doug décide d'y conduire Laurie, sa belle-fille, mais sa voiture tombe en panne en pleine nuit au " carrefour de la mort ", là où, raconte-t-on, des fantômes d'accidentés font du stop. Il part chercher du secours, laissant la gamine seule. Quand soudain, une silhouette s'approche du véhicule une hache à la main. Pour Laurie, la fête est finie...
    Quelques années plus tard, d'étranges disparitions surviennent à ce même carrefour. Les choses se corsent lorsque des cadavres de fillettes sans yeux sont retrouvés à Pandore, dans des mises en scène macabres inspirées de certaines toiles de Magritte. L'enquête est confiée aux inspecteurs Lynch et Barn ? déjà à l'oeuvre dans Babylone Dream et Tequila frappée ?, flanqués de Nicki la profileuse. Tout irait pour le mieux si Coco, leur pute préférée, n'avait pas débarqué chez Barn avec armes et bagages, accompagnée de sa mémé, fan survoltée de Johnny Cadillac, le sosie belge de Johnny Hallyday. Lynch, lui, continue à vivre peinard avec sa chienne Tequila, qui, non contente de sourire quand elle picole, se met à pisser des hiéroglyphes...
    Une enquête pétillante au pays des petites horreurs, dans un monde hanté par Magritte, à la lisière du surnaturel.
    Nadine Monfils est belge et vit à Montmartre. Elle est l'auteur d'une trentaine de romans et de pièces de théâtre, dont les polars à succès Monsieur Emile et Une petite douceur meurtrière, parus dans la collection "Série noire" de Gallimard. Egalement scénariste, elle a réalisé Madame Edouard, un film dans lequel elle met en scène le célèbre commissaire Léon, héros de sa série policière aujourd'hui étudiée dans les lycées. Elle a publié chez Belfond Babylone Dream, prix Polar 2007 de Cognac, Nickel Blues, prix des Lycéens de Bourgogne 2008, et Téquila frappée en 2009.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
empty