• Le Colonel Chabert

    Honoré de Balzac

    Parution : 24 Août 1994 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    Edition enrichie (Introduction, notes, commentaires et dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)Enfant trouvé, fasciné par la carrière des armes, Hyacinthe dit Chabert s'est illustré aux premiers rangs de la Grande Armée. Laissé pour mort à Eylau, puis miraculeusement sauvé, il tentera quelques années plus tard de retrouver sa place dans une France bourgeoise qui veut oublier ses héros, auprès d'une femme qui lui doit tout, qui l-a dépouillé et qui le rejette.
    Nul destin, peut-être, n'éclaire mieux que le sien l'envers de la «comédie humaine», dans cette tragédie domestique doublée d'un drame social où le sublime côtoie constamment le sordide.
    Nous n'oublierons jamais l'entrée pitoyable de Chabert à l'étude Derville éclairée au gaz le matin, avec le déjeuner, réchauffé sur la cheminée, des clercs, des clercs rieurs, insolents et clabaudeurs, Chabert avec ses rides blanches, son vieux carrick, Chabert méprisé, aliéné de cette patrie et de cette femme qu'il continue à aimer, dénoncé de cette société où, bien qu'enfant trouvé, il s'était, si difficilement, fait un nom... Chabert a sa place dans toutes les mémoires, à côté du cousin Pons et du père Goriot, et sur le même rang.
    Le Colonel Chabert, admirable histoire de revenant.
    Paul Morand.
    Edition de Stéphane Vachon. 

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    4 Autres éditions :

  • S/Z

    Roland Barthes

    Parution : 16 Avril 2015 - Entrée pnb : 9 Mai 2015

    S/Z
    Sous ce titre, ou ce monogramme, transparaît une nouvelle particulièrement énigmatique de Balzac : Sarrasine. Texte qui se trouve ici découpé en " lexies ", stratifié comme une partition inscrite sur plusieurs registres, radiographié, " écouté " au sens freudien du mot.
    " Si l'on veut rester attentif au pluriel d'un texte, il faut bien renoncer à structurer ce texte par grandes masses, comme le faisaient la rhétorique classique et l'explication de texte : point de construction de texte: tout signifie sans cesse et plusieurs fois, mais sans délégation à un grand ensemble final, à une structure dernière. "
    R. B.
    Roland Barthes (1915-1980)
    Sémiologue, essayiste, il a élaboré une pensée critique singulière, en constant dialogue avec la pluralité des discours théoriques et des mouvements intellectuels de son époque, tout en dénonçant le pouvoir de tout langage institué. Il est notamment l'auteur du Degré zéro de l'écriture (1953) et de Fragments d'un discours amoureux (1977).

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  • Les XIXe siècles de Roland Barthes

    ,

    Parution : 5 Septembre 2019 - Entrée pnb : 31 Août 2019

    Ce volume propose un panorama aussi complet que possible du rapport de Barthes au XIXe siècle : à sa littérature principalement, à sa musique aussi, à sa philosophie (Nietzsche) parfois à son histoire et à ses historiens, à commencer par Michelet. Si, dans le titre, le pluriel s'est imposé, c'est parce que ces rapports furent multiples. Tout au long de sa carrière de critique, Roland Barthes a pu changer d'interprétation globale sur le XIXe siècle. Siècle amical pour lui lors de l'adolescence, plutôt mal vu au temps de la « nouvelle critique » structuraliste, il rentre en grâce à partir de S/Z et des Fragments du discours amoureux, et plus encore dans les derniers séminaires sous les auspices du romantisme allemand.

    José Luiz Diaz est professeur de littérature française. Maître de conférences à l'UFR sciences des textes et documents de l'Université Denis Diderot-Paris VII. Secrétaire général et responsable des colloques de la Société des études romantiques et dix-neuviémistes.

    Ancienne élève de l'Ecole normale supérieure et de l'Institut d'études politiques de Paris, Mathilde Labbé est Docteure en littérature française. Elle est Maîtresse de conférences à l'université de Nantes.

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  • La femme de Province ; la femme comme il faut

    Honoré de Balzac

    Parution : 8 Juillet 2013 - Entrée pnb : 8 Décembre 2016

    "Sachons-le bien ! la France au dix-neuvième siècle est partagée en deux grandes zones : Paris et la province ; la province jalouse de Paris, Paris ne pensant à la province que pour lui demander de l'argent. Autrefois Paris était la première ville de province, la Cour primait la Ville ; maintenant Paris est toute la Cour, la Province est toute la Ville.
    Dès leur bas âge, les jeunes filles de province ne voient que des gens de province autour d'elles, elles n'inventent pas mieux, elles n'ont à choisir qu'entre des médiocrités, car les pères de province marient leurs filles à des garçons de province, et l'esprit s'y abâtardit nécessairement. Personne n'a l'idée de croiser les races. Aussi, dans beaucoup de villes de province, l'intelligence y est-elle devenue aussi rare que le sang y est laid..."

    Nouvelles extraites des Français peints par eux-mêmes, encyclopédie morale du XIXe siècle en dix volumes, L. Curmer, 1840-1842.

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  • L'épicier ; le notaire

    Honoré de Balzac

    Parution : 8 Juillet 2013 - Entrée pnb : 8 Décembre 2016

    « À mes yeux, l'épicier, dont l'omnipotence ne date que d'un siècle, est une des plus belles expressions de la société moderne. N'est-il donc pas un être aussi sublime de résignation que remarquable par son utilité; une source constante de douceur, de lumière, de denrées bienfaisantes? Enfin n'est-il plus le ministre de l'Afrique, le chargé d'affaires des Indes et de l'Amérique? Certes, l'épicier est tout cela; mais ce qui met le comble à ses perfections, il est tout cela sans s'en douter... »

    « Vous voyez un homme gros et court, bien portant, vêtu de noir, sûr de lui, presque toujours empesé, doctoral, important surtout! Son masque bouffi d'une niaiserie papelarde qui d'abord jouée, a fini par rentrer sous l'épiderme, offre l'immobilité du diplomate, mais sans la finesse, et vous allez savoir pourquoi. Vous admirez surtout un certain crâne couleur beurre frais qui accuse de longs travaux, de l'ennui, des débats intérieurs, les orages de la jeunesse et l'absence de toute passion. Vous dites: Ce monsieur ressemble extraordinairement à un notaire. »

    Nouvelles extraites des tomes I (L'épicier) et II (Le Notaire) des Français peints par eux-mêmes, encyclopédie morale du XIXe siècle en dix volumes, L. Curmer, 1840-1842.

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    1 autre édition :

  • La fonction d'éditeur est de celles qui nous paraissent aujourd'hui aussi naturelles que l'existence d'une littérature faite de livres, de prix littéraires et d'auteurs individuels. Perception trompeuse : l'édition a une histoire et, par conséquent, sa stabilité n'est pas définitivement acquise. Cette histoire est à la fois longue et très circonscrite. D'un côté, elle se confond avec l'histoire même du livre et du lent processus de division du travail dont celle-ci a été le théâtre : aux métiers cumulés de l'imprimeur, de l'éditeur et du libraire va succéder, à l'époque moderne, une répartition de plus en plus stricte de ces fonctions entre des acteurs différenciés. De l'autre, cette histoire peut être superposée à celle qui voit naître, entre 1820 et 1850, à la fois la figure de l'« auteur » et la figure de l'« éditeur », au cours d'une période correspondant très exactement à la révolution esthétique du romantisme et à la mise en place des structures du champ littéraire moderne. L'objet de l'ouvrage est de rendre compte de cette double histoire et de cerner les facteurs qui ont autorisé l'émergence d'une fonction symbolique sans précédent : celle de l'éditeur, vu comme double et comme partenaire de l'auteur dans l'acte de production du livre. En ce sens, l'ouvrage rassemble, pour les insérer dans un commentaire nourri, de nombreux textes d'écrivains, de journalistes, de critiques littéraires ou d'éditeurs de la période concernée, de manière à composer quelque chose comme le portrait collectif de l'éditeur moderne. Aux côtés de Kant, Condorcet, Nodier, Balzac, Gautier, Daudet ou du jeune Mallarmé, c'est toute une galerie de témoignages qui sont ici réunis pour la première fois, sous les signatures injustement oubliées ou négligées de Frédéric Soulié, Élias Régnault, Alfred Asseline, Edmond Werdet ou encore Jules Janin, portant tour à tour sur la double marche de la « chose littéraire » et de la « chose éditoriale » un regard souvent ironique, parfois caustique, mais toujours éloquent. Au détour de ces témoignages, ce sont aussi quelques-uns des premiers grands éditeurs dont le portrait se trouve tracé et, surtout, cerné à l'intérieur du système de la production littéraire à l'âge de la modernité commençante, tels Curmer, Ladvocat, Charpentier, Hachette ou Lemerre. L'enjeu de cette reconstruction sociologique et historique, fondée sur des documents souvent inédits, n'est pas simplement d'érudition ou de curiosité à l'égard de quelques figures injustement occultées par le culte exclusif des grands auteurs. Il est aussi d'alerter sur les logiques qui font aujourd'hui évoluer le système éditorial vers une production « sans éditeurs », articulée à de grands groupes anonymes nationaux ou internationaux, pour lesquels le livre n'est qu'un produit parmi d'autres. Mettre en évidence les facteurs ayant présidé à la constitution d'un champ littéraire et éditorial autonome revient aussi bien, en effet, à porter au jour les facteurs qui, aujourd'hui, tendent à réduire cette autonomie, produit d'une longue lutte des producteurs intellectuels contre la soumission de leur activité aux deux contraintes de l'État et de l'Économie. Original par son objet comme par sa méthode, l'ouvrage représente une contribution inédite à l'histoire des pratiques culturelles, et plus spécialement à l'histoire du livre moderne. Dans sa dimension anthologique, il réunit pour la première fois, en un ensemble cohérent et significatif, des textes injustement négligés - dont beaucoup n'ont jamais été republiés depuis leur première parution -, qui composent une sorte de portrait collectif de l'éditeur à l'âge moderne. Dans sa dimension analytique, il entrecroise de façon lisible par un large public les perspectives de l'histoire des idées, de l'histoire littéraire et de la sociologie des pratiques culturelles. Il sensibilise aussi aux menaces que les concentrations éditoriales font peser sur l'autonomie de la production intellectuelle et littéraire.

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  • Portrait du romancier en Bouddha ; Balzac, Flaubert, Zola

    Cynthia Harvey

    Parution : 15 Avril 2019 - Entrée pnb : 7 Octobre 2020
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