Sciences humaines & sociales

  • La peinture incarnée ; le chef-d'oeuvre inconnu

    Balzac/Didi-Huberman

    Parution : 19 Mai 2016 - Entrée pnb : 25 Mai 2016

    Ces « pensées détachées » sur la peinture ont un fil conducteur : c'est une lecture du Chef-d'oeuvre inconnu de Balzac, récit qui fonctionne comme un mythe, admet une multiplicité d'entrées. Mythe sur l'origine, les moyens et l'extrémité de la peinture. C'est de tout cela qu'il est question.
    Partant de l'« exigence de la chair » qui traverse tout le drame du peintre Frenhofer, une sorte d'histoire se reconstitue : c'est celle du problème esthétique de l'incarnat en peinture, depuis Cennini jusqu'à Diderot, Hegel, Merleau-Ponty.
    Or, ce problème met en jeu le statut même du rapport qu'entretient la peinture figurative - un plan, des couleurs - avec son objet - une peau, des humeurs. Ce rapport est analysé comme une « aliénation », une perte au regard desquelles les notions d'objet et de sujet en peinture échoueront toujours à se stabiliser.
    Si l'objet de la peinture - la peau - se perd irrémédiablement dans le plan, que reste-t-il ? Il reste un éclat, que le récit de Balzac met en scène de façon précise et bouleversante. Double est cet éclat : il est détail, hiératisation : le bout d'un pied de femme, « vivant », mais marmorisé. Et il est pan (selon le mot de Proust), c'est-à-dire la violence propre et quasi tactile d'un moment de pure couleur. Violence qui porte le peintre à dire « Rien, rien ! » tout en regardant son tableau. Violence qui porte le peintre vers son suicide. Distinguer conceptuellement le détail et le pan relève ici d'un projet et d'un questionnement : comment parler de la peinture aujourd'hui, entre la théorie sémiotique, la psychanalyse, et l'exigence d'une phénoménologie ?

    Cet ouvrage est paru en 1985.

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  • Thiers ; bourgeois et révolutionnaire

    Georges Valance

    Parution : 6 Novembre 2013 - Entrée pnb : 21 Février 2014

    Pourquoi Thiers ? Pourquoi une biographie de l'homme qui reste dans les mémoires comme le sinistre fossoyeur de la Commune ? Pourquoi raconter la vie de ce Monsieur Prud'homme, emblème de la bourgeoisie conquérante et sûre d'elle ? À cause de tout cela - et aussi parce que Thiers, dont Balzac s'inspira pour créer son Rastignac, est un incroyable personnage de roman.
    Car Thiers, c'est aussi : un enfant du peuple, abandonné par son père escroc, qui, grâce à son ambition et son travail, deviendra chef de l'État. Un provincial monté à Paris, qui séduit par son intelligence les salons et, en premier lieu, le superbe Talleyrand. Un journaliste touche-à-tout qui, à peine arrivé à Paris, découvre le génie de Delacroix, ébranle la Restauration en théorisant, dans le journal qu'il a créé, le système parlementaire et participe au plus haut niveau à la révolution de Juillet 1830. C'est aussi un politicien taxé d'opportunisme, mais qui n'a jamais rallié le Second Empire, dont il prévoit, fustigeant à la Chambre la politique étrangère de Napoléon III, la terrible chute. C'est le diplomate qui, à soixante-treize ans, parcourt l'Europe pour trouver des alliés à la France. C'est le libérateur du territoire qui règle aux Allemands une exorbitante rançon de 5 milliards de francs sans pour autant ruiner les finances du pays. Thiers, enfin, c'est l'homme d'État qui comprend en 1871 qu'il est temps de fonder la République... Thiers, c'est le XIXe siècle.

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    1 autre édition :

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