• Le « Journal d'une femme de chambre », d'abord été publié sous forme de feuilleton dans les années 1890 avant d'être édité en 1900, est certainement l'un des textes les plus violents d'Octave Mirbeau. Véritable réquisitoire contre les moeurs bourgeoises, ce monologue féroce et cynique révèle les bassesses et les vices d'une classe sociale triomphante qui, dans le secret des alcôves, libère le poids de ses frustrations et de ses turpitudes.

    « J'adore servir à table. C'est là qu'on surprend ses maîtres dans toute la saleté, dans toute la bassesse de leur nature. Tout ce que peut contenir d'infamies et de rêves ignobles le cerveau respectable des honnêtes gens. Ramasser ces aveux, les classer, les étiqueter dans notre mémoire, en attendant de s'en faire une arme terrible, au jour des comptes à rendre, c'est une des grandes et fortes joies de notre métier, et c'est la revanche la plus précieuse de nos humiliations. » O.M.

    15 prêts - 3650 jours
    7 Prêt(s) simultané(s)
  • Mémoire pour un avocat

    Octave Mirbeau

    Parution : 13 Juin 2012 - Entrée pnb : 21 Février 2014

    Une belle villa au bord de la mer... les retrouvailles entre Clotilde et son amant promettent d'être délicieuses ! Pourtant, au fil des jours, la jeune femme se révèle de moins en moins tendre avec son compagnon.
    Les héroïnes de ce recueil sont toutes à son image. Jeanne est une jolie blonde qui, ses noces à peine terminées, se renferme mystérieusement en elle-même, au grand dam de son époux. Quant à Laure, elle sombre doucement dans la folie, s'obstinant, malgré les mises en garde bienveillantes de son conjoint, à vouloir traverser un pont qui n'existe pas !
    Chez Mirbeau, la vie de couple ressemble à une mécanique bien réglée qui soudain se grippe et révèle la fragilité d'un bonheur construit par deux êtres que tout sépare...
    Les quatre nouvelles de ce volume (« Mémoire pour un avocat », « Clotilde et moi », « Le Pont » et « Veuve ») invitent à redécouvrir l'oeuvre d'un écrivain souvent méconnu et pourtant salué par les plus grands, de Tolstoï à Apollinaire, en passant par Zola.

    Illustration : Miles Hyman © Flammarion

    25 prêts - 3650 jours
    5 streaming in-situ
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Le journal d'une femme de chambre

    Octave Mirbeau

    Parution : 19 Octobre 2008 - Entrée pnb : 18 Juillet 2019

    « Octave Mirbeau n'est pas seulement un grand écrivain estampillé. C'est aussi un inquiéteur, un empêcheur de penser en rond, un infréquentable, un inclassable et un libertaire politiquement et littérairement incorrect. Dans le Journal d'une femme de chambre, il donne la parole à une chambrière, ce qui est déjà subversif en soi, car un domestique, et plus encore une domestique femme, n'est pas supposé penser par lui-même, ni, a fortiori, tenir un journal et écrire comme Mirbeau... Bien placée au coeur des milieux bourgeois, elle perçoit le monde par le trou de la serrure et ne laisse rien échapper des "bosses morales" de ses maîtres. Grâce à elle, nous pénétrons dans les arrière-boutiques des nantis, dans les coulisses du théâtre du "beau" monde, dont elle arrache le masque de respectabilité. Successivement enjôleuse, charmeuse, pleine de gouaille... Karin Viard n'est pas une simple lectrice, mais une interprète transformiste qui tour à tour va devenir chacun des personnages, pour hisser l'oeuvre de Mirbeau au rang de chef-d'oeuvre sonore. » Claude Colombini & Pierre Michel

    15 prêts - 3650 jours
    7 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
empty